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France · Question · Question écrite

10356

Question 10356 — space and space policy

answeredFrance· National Assembly· FR

Introduced

21 October 2025

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Status

répondue

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Subjects

Discovery layer

Source updated

4 August 2026

Summary

L'entreprise Dark, créée en 2022, développait une solution intégrée d'accès et d'intervention en orbite basse appelée INTERCEPTOR. Cette capacité reposait sur un micro-lanceur multi-missions aérolargué depuis un avion de ligne permettant de déployer, en 14 heures, après caractérisation de la menace, un vecteur pouvant se maintenir en orbite plusieurs semaines. Ce système reposait sur deux cas d'usage: un intercepteur militaire capable de capturer des cibles jusqu'à 2 000 km, et un intercepteur civil opéré par la société pour le retrait de débris spatiaux ainsi que pour retirer ou désorbiter des objets en panne. Dark a développé cette solution en quatre phases successives: la propulsion, l'interception, la capture et la mission d'interception (INTERCEPTOR). Pour financer ce projet, Dark a levé 11 millions d'euros auprès d'investisseurs privés. La société n'a pas remporté l'appel d'offres compétitif relating to « Démonstration d'un service de mise en orbite – inspection de satellites » lancé dans le cadre du plan France 2030. L'agence de l'innovation de défense (AID), puis le centre national d'études spatiales (CNES), ont financé le projet d'accompagnement de l'innovation (PAI) « SALAZAR » à hauteur de 100 000 euros pour la réalisation d'un « maquettage ». Celui-ci consistait à simuler numériquement des missions de capture d'objets spatiaux dangereux en orbite basse, en vue de permettre à l'AID, à la direction générale de l'armement et au commandement de l'espace d'approfondir les cas d'usage pour la défense des solutions proposées. Le PAI « SALAZAR » devait permettre d'identifier les opportunités d'une future collaboration. Le domaine spatial est une clé de la supériorité stratégique pour le ministère des armées et des anciens combattants qui consacre, dans le cadre de la loi de programmation militaire (LPM), 6 milliards d'euros au renforcement de l'action de la France dans l'espace. Celle-ci passe par le renouvellement des capacités spatiales d'observation et d'écoute, et par l'augmentation des capacités de surveillance de l'espace exo-atmosphérique et des moyens de défense active. Elle s'appuie sur un tissu industriel de premier rang, reposant sur de grands maîtres d'œuvre industriels et des acteurs de plus petite taille qui proposent des solutions innovantes avec des applications d'intérêt pour la défense, comme par exemple Hemeria, U-Space, Infinite Orbits, Astroscale, Unseenlabs. La loi de finances pour 2026 prévoit plus de 750 millions d'euros de paiements cette année sur le domaine prioritaire du spatial afin d'accélérer le développement de la connectivité par satellite et l'interconnexion des forces, acquérir de nouvelles capacités de renseignement et accélérer l'acquisition de capacités d'action spatiale. L'actualisation de la LPM en 2026 augmente de 3,9 milliards d'euros l'effort consacré à l'espace sur la période 2026-2030, permettant d'accélérer plusieurs capacités de premier rang (communication par satellite, renseignement d'origine électromagnétique, alerte avancée, très haute altitude, action dans l'espace, exploitation des données, etc.). Le ministère investit donc pleinement dans le domaine, soutient les filières, identifie les filières critiques et leur apporte soutien et accompagnement dans l'objectif de disposer d'un tissu industriel souverain garantissant notre autonomie stratégique.

Machine translation from French. The official text remains authoritative.

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