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France · Question · Question écrite

11765

Question 11765 — overseas

answeredFrance· National Assembly· FR

Introduced

16 December 2025

Last action

Status

répondue

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Subjects

Discovery layer

Source updated

23 June 2026

Summary

Le ministre de l'intérieur accorde une très grande attention à la lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane dans un contexte marqué par une forte augmentation du cours de l'or et par les risques avérés que fait peser sur la population la pollution au mercure. Ce défi est un enjeu de souveraineté et un enjeu environnemental. En effet, recouvert à 94 % de forêt équatoriale, ce territoire présente une biodiversité exceptionnelle. Celle-ci est néanmoins menacée, notamment par l'orpaillage illégal, du fait de ses réserves aurifères importantes. La sensibilité de la lutte contre l'orpaillage illégal conduit le ministère de l'intérieur à déployer des moyens importants dans le cadre de la mission Harpie. Il s'agit d'un dispositif comprenant à la fois un contrôle de zone dans la profondeur, des actions aéroportées d'opportunité et des points de contrôle terrestres et fluviaux en forêt et sur le littoral, afin d'endiguer les flux logistiques. Deux escadrons de gendarmerie mobile sont normalement consacrés à cette mission, en plus des unités de gendarmerie départementale de Guyane, de la brigade fluviale et nautique de Matoury, de la section de recherches de Cayenne à travers sa division dédiée à la lutte contre l'orpaillage illégal, de la section aérienne de gendarmerie (SAG) et de l'antenne du groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (AGIGN). Cette opération est coordonnée par un état-major commun avec les forces armées en Guyane (FAG). Ce dispositif Harpie a conduit, en 2025, à l'engagement de plus de 1 300 patrouilles de gendarmerie en forêt. Ces actions ont permis le placement en garde-à-vue de 285 individus pour des faits d'orpaillage. Le préjudice causé aux orpailleurs par l'action de l'État via les saisies et destructions est estimé à 140 millions d'euros. La sécurité des Guyanais est prise très au sérieux par l'État. Aussi, le plan de création de 239 brigades lancé par le président de la République prévoit l'implantation de quatre nouvelles unités en Guyane. La première d'entre elles, la brigade fluviale de gendarmerie de Saint-Laurent-du-Maroni, a été créée en mars 2024 et est aujourd'hui pleinement opérationnelle. La gendarmerie accorde par ailleurs une attention particulière au recrutement local, gage de proximité avec la population. S'agissant des faits cités dans la question, le ministre de l'intérieur précise qu'il ne lui appartient pas de les commenter, ne s'agissant pas de militaires du ministère, et ces faits faisant par ailleurs l'objet d'une enquête judiciaire.

Machine translation from French. The official text remains authoritative.

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