France · Question · Question écrite
12232
Question 12232 — security of property and people
Introduced
13 January 2026
Last action
23 June 2026 · Réponse
Status
répondue
Sponsors
—
Subjects
Discovery layer
Source updated
23 June 2026
Summary
Ms. Gabrielle Cathala questions the Keeper of the Seals, Minister of Justice, on the worrying increase in the number of femicides and on the means implemented to put an end to these murders of women or girls because of their gender. As of December 31, 2025, Nous Tous counted 164 feminicides, a number that increased sharply compared to the year 2024 (141 feminicides), which already recorded an 11% increase in marital feminicides. recorded compared to 2023. If a large majority of feminicides recorded by associations are committed by a spouse or ex-spouse, murders of women because of their gender go beyond this framework. They are based on patriarchal violence and can be linked to aggression or sexual violence committed by men outside the entourage or family context, to harmful practices such as mutilation female genitalia, sexual orientation or gender identity, or human trafficking. In 2023, the figures produced by state services on the count of feminicides differ significantly from those established by associative groups, which are essentially based on voluntary media monitoring. This plurality of sources highlights the absence of an exhaustive public census tool. The magnitude feminicides could therefore in reality be wider than what the official figures suggest. If several legislative measures have been adopted over the last fifteen years in order to prevent domestic violence and protect victims (protection order, serious danger telephone, anti-reconciliation bracelet, number 3919, supervised lifting of medical confidentiality), their effectiveness remains very limited, particularly in due to insufficient budgetary resources. Specialized associations estimate the budget necessary for an effective policy of prevention and protection of victims of sexist and sexual violence at 2.6 billion euros per year, when the State has only allocated around 184 million euros to it in 2023. This disproportion raises questions in view of the scale of the phenomenon and its human cost which, it must be remembered, is constantly increase in recent years. Added to this budgetary insufficiency is the insufficiency of initial and continuing training for police officers, gendarmes, magistrates, national education professionals, health professionals, as well as a culture of consent and equality insufficiently taught to children from an early age and throughout their schooling. The failure of the judicial chain in matters of management of sexual violence and, in particular, femicide, is a widely shared observation. Only 15% of women victims of domestic violence report the facts to the police and gendarmerie services. The others consider that they “lack confidence in the police” (40%), that “it would have served no purpose” (24%), that “it was not that serious” (24%), or even that “it would not be taken seriously by the police” (16%). Then, 40% are dismissed due to lack of sufficient evidence. Finally, and this is surely the most alarming, according to the Women's Foundation, in 2024, half of the women victims of marital femicide had filed a complaint. She therefore asks him to set up a public, exhaustive and harmonized census of feminicides, taking into account the factors of inequality, in order to be able to better analyze the extent of this problematic. She asks what measures and resources are allocated to the fight against these feminicides, including the resources allocated to the public service of justice. It requests details of the measures implemented by the Government to compensate for the failures of public policies in preventive matters and those of the criminal justice chain, particularly with regard to the initial and continuing training of magistrates, as well as budgets. allocated.
Machine translation from French. The official text remains authoritative.
Timeline
13 January 2026
Question
Source: DateQuestion
23 June 2026
Réponse
Depuis de nombreuses années, la lutte contre les violences faites aux femmes est une priorité de politique pénale du ministère de la Justice. Les dernières réformes législatives mises en œuvre s'inscrivent dans les orientations de la consultation du Grenelle et du Plan interministériel pour l'égalité entre les femmes et les hommes 2023-2027. Cet impératif est régulièrement rappelé aux parquets dans les nombreuses circulaires et dépêches dédiées, notamment dans la circulaire du 3 juillet 2025 relative au traitement judiciaire des infractions principalement commises à l'encontre des femmes à l'occasion des rassemblements festifs, et encore récemment dans la circulaire de politique pénale générale diffusée le 16 octobre 2025. Depuis son arrivée au ministère de la Justice en janvier 2025, le garde des Sceaux a engagé une réflexion approfondie sur les défaillances persistantes du système de prise en charge des victimes, en commandant plusieurs rapports d'évaluation dont les conclusions convergent vers un constat commun: l'enjeu ne réside plus uniquement dans la création de nouvelles normes, mais dans le pilotage effectif et l'harmonisation de l'action judiciaire sur the whole of territoire. Sur le recensement des homicides conjugaux Chaque année, le ministère de la Justice procède à un recensement précis des homicides conjugaux. Pour l'année 2025, la direction des affaires criminelles et des grâces en dénombre 113, dont 96 commis par des hommes au préjudice de femmes. La direction mène en parallèle un travail permanent d'analyse et d'identification des leviers de prévention, sur la base des retours d'expérience réalisés par les parquets sous le contrôle des parquets généraux, en application de la circulaire du 23 septembre 2020. Sur la réforme de la chaîne judiciaire et les outils de protection La circulaire de politique pénale du 8 mars 2026, publiée à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, constitue le principal vecteur de cette réforme. Elle fixe plusieurs priorités opérationnelles: une doctrine renforcée de délivrance des téléphones grave danger, avec remise obligatoire en main propre par un magistrat et réflexion systématique sur l'opportunité d'une ordonnance de protection; la généralisation en appel de l'audiencement unique des procédures civiles et pénales relatives à une même situation de violences intrafamiliales; une obligation de formation spécifique pour the whole ofs magistrats et personnels de greffe des pôles VIF dans un délai de trois ans; et la publication d'un code des violences intrafamiliales en juin 2026, afin de garantir à chaque professionnel, quel que soit son lieu d'exercice, un référentiel juridique et doctrinal commun. Ces mesures s'appuient également sur la modernisation de l'applicatif Cassiopée, qui permettra de signaler immédiatement la vulnérabilité d'une victime à chaque nouveau traitement de sa situation. Ces orientations s'articulent avec les dispositifs législatifs existants, dont le déploiement a été considérablement développé: bracelet anti-rapprochement généralisé sur the whole of territoire, ordonnance civile de protection portée à douze mois par la loi du 13 juin 2024, ordonnance provisoire de protection immédiate délivrée en vingt-quatre heures sur réquisition du procureur, et information systématique de la victime dès la sortie de détention d'un auteur condamné pour des faits commis au sein du couple. Sur la réforme institutionnelle La mesure la plus structurante annoncée par le garde des Sceaux est la création d'une direction des victimes et des usagers, qui sera installée le 1er juillet 2026. Cette nouvelle direction, dont la mission de préfiguration a été confiée au procureur de la République de Dijon et à une maître des requêtes au Conseil d'État, a vocation à mettre fin au fonctionnement en silo du ministère et à garantir une prise en charge cohérente, continue et centrée sur les besoins des victimes, sur the whole of territoire national. Le ministère de la Justice poursuivra son engagement déterminé dans la lutte contre toutes les violences faites aux femmes.
Source: DateReponse
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- Gabrielle Cathala · auteur
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- Official source: https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE12232
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- france · QANR5L17QE12232 · source updated 23 June 2026