France · Question · Question écrite
6509
Question 6509 — work
Introduced
6 May 2025
Last action
20 January 2026 · Réponse
Status
répondue
Sponsors
—
Subjects
Discovery layer
Source updated
20 January 2026
Summary
Ms. Marie Mesmeur alerts the Minister of Labor, Health, Solidarity and Families to the shortage of staff within the labor inspection services in France, a situation with worrying consequences. Since the reform initiated by the decree of March 20, 2014, which aimed in particular to move control agents from grade B to grade A, the workforce has gradually been reduced. This weakening has worsened with successive reforms, to the point that today, the unions are sounding the alarm. The figures confirm this worrying trend. The General Confederation of Labor warns: 296 inspection sections are vacant and only 19 departments have full staff, while 32 have more than 10% vacant positions. In addition, according to the Court of Auditors in a 2020 report, the decline in staff numbers is obvious and highlighted in the general conclusions. The flash report on the SIT workforce as of December 31, 2024 indicates that between 2017 and March 2020, the number of control agents (excluding unit managers) increased from 1,950 to 1,784 nationally. Thus, the State itself confirms this trend through its various reports. The department of Ille-et-Vilaine, where the MP's constituency is located, is not spared. Between 2015 and 2022, the number of employees increased from 313,733 to 388,453. However, the number of inspectors does not evolve in proportion to this progression - quite the contrary. It seems that the department does not respect the recommendation of the International Labor Office, which recommends one agent per 1,000 employees in the territory. There would be a shortage of 5 control agent positions compared to the 34 existing ones. Behind these figures are companies, employees, associations and users, potentially deprived of an essential public service, guaranteeing respect for labor law. It is therefore essential to preserve it and allocate the staff necessary for its proper functioning. However, the 179 labor inspectors currently in training, who will not join the services until the summer of 2025, will not be enough to resolve a problem that has been repeatedly denounced for years and briefly mentioned by this written question. Faced with this critical situation, which is highlighted by both the State and representative organizations, she asks what concrete measures will be taken to compensate for the lack of staff and preserve the fundamental mission of labor inspection.
Machine translation from French. The official text remains authoritative.
Timeline
6 May 2025
Question
Source: DateQuestion
20 January 2026
Réponse
Après une période de baisse significative des effectifs de contrôle, des actions fortes ont été conduites pour renverser cette tendance, via une politique volontariste de recrutement et des mesures de nature à renforcer la visibilité et l'attractivité du métier d'inspecteur du travail. Une politique active de recrutement a été menée: d'une part, en doublant le nombre de postes ouverts aux concours, pendant une période de trois années consécutives. Alors que 100 postes avaient été ouverts en 2021, ce sont 200 postes qui ont été ouverts au titre des trois concours (externe, interne et troisième concours) en 2022, 2023 et 2024. D'autre part, en ouvrant une nouvelle voie d'accès au corps de l'inspection du travail par la voie du détachement, assortie d'une formation réservée à ces fonctionnaires détachés. La première promotion d'inspecteurs du travail par la voie du détachement a été recrutée en 2021. Le recrutement de fonctionnaires en détachement est mobilisé tout particulièrement afin de pourvoir des postes qui n'auraient pas été pourvus par la voie des concours. En parallèle, des mesures ont été prises pour mieux faire connaître les missions des inspecteurs du travail et permettre d'accroître le nombre de candidats aux concours: campagnes de recrutement vers l'extérieur organisées régulièrement via les réseaux sociaux, communiqués de presse, vidéo de promotion du métier d'inspecteur du travail mettant en scène un contrôle de terrain en ligne sur le site du ministère, organisation de live sur LinkedIn, le dernier ayant eu lieu le 6 février 2025 (300 personnes connectées, plus de 6 000 vues sur le replay) et des ambassadeurs du métier d'inspecteur du travail (80 agents de contrôle volontaires) ont été mis en place dans chaque région, afin de promouvoir le métier. Plus de 150 interventions ont ainsi été effectuées au cours de l'année 2024. Enfin, pour renforcer l'attractivité du métier d'inspecteur du travail, des mesures de revalorisation salariales des agents ont également été mises en oeuvre depuis 2022 afin de renforcer l'attractivité du corps. Grâce à cette mobilisation, ce sont plus de 600 inspecteurs du travail qui ont été recrutés entre 2021 et 2024, avec 125 inspecteurs élèves du travail en 2022, 168 en 2023 et 161 en 2024 et en complémentarité le recrutement, par la voie du détachement, de 180 inspecteurs du travail entre 2021 et 2024. Ainsi, ce sont aujourd'hui 1 845 agents (inspecteurs et contrôleurs du travail) qui exercent des missions de contrôle en unités de contrôle départementales ou régionales. Ce chiffre est en hausse de 4,5 % sur un an et de 9,2 % par rapport à décembre 2022. Le pourcentage de sections pourvues a fortement progressé en septembre 2024 pour retrouver un niveau équivalent à celui de fin 2020 (86 % de sections pourvues). Dans le même temps, un rééquilibrage entre régions est engagé, pour permettre la création de sections là où c'est le plus nécessaire. En ce qui concerne plus particulièrement le département d'Ille-et-Vilaine, sur les 34 sections d'inspection que comporte le département, 31 d'entre elles étaient pourvues au 31 mars 2025. Le ratio de 10 000 salariés par section préconisé par l'Organisation internationale du travail (OIT) constitue une référence vers laquelle il faut tendre, mais ne constitue pas un objectif à atteindre en tant que tel. Le nombre de sections doit tenir compte notamment de la nature des activités sur le territoire, des distances à parcourir par les agents de contrôle, etc. Il n'existe pas aujourd'hui de réclamation ou de plainte à l'OIT concernant l'inspection du travail française. L'OIT n'a d'ailleurs jamais relevé de « non-conformité » à la convention. Si les effectifs de l'inspection du travail ont connu une baisse au cours des dernières années, conscient de l'importance de maintenir un effectif d'inspecteurs du travail permettant de répondre aux enjeux liés à leurs missions, le ministère chargé du travail et de l'emploi, a mis en place un certain nombre de mesures. S'agissant des recrutements stricto sensu, en sus des concours habituels (externe, interne et troisième concours), la possibilité de recruter des inspecteurs du travail par la voie du détachement a été ouverte depuis 2021 et a attiré de très nombreux candidats. Ce sont ainsi 769 agents qui ont été recrutés entre 2021 et 2024, contre une moyenne de 45 postes offerts aux trois concours entre 2017 et 2020 inclus. Afin de soutenir ces recrutements importants, plusieurs mesures ont été déployées: - des actions de communication ciblées afin de faire connaître le métier et de susciter des vocations: création d'un réseau d'ambassadeurs du métier, intervention dans les universités, les forums, les salons de l'emploi, campagnes de publicité sur les réseaux sociaux, organisation d'un live sur LinkedIn, mise à disposition de vidéo sur le métier; - une revalorisation des grilles indiciaires du corps de l'inspection du travail, notamment en réduisant l'ancienneté requise en début de carrière pour accéder aux échelons supérieurs plus rapidement à l'instar d'autres grands corps de l'administration; - l'embauche de contractuels de catégorie A dans les services déconcentrés, notamment sur des postes de juristes en appui de l'action du système d'inspection du travail, lesquels peuvent bénéficier d'un accompagnement proposé par l'institut national du travail de l'emploi et de la formation professionnelle en vue de leur préparation au concours. Il en ressort que ces dernières années, des recrutements historiques d'inspecteurs du travail ont été réalisés, soutenus par plusieurs mesures d'attractivité du métier. Enfin, dans le contexte particulièrement contraint pour les finances publiques et la mission travail et emploi, le ministre du travail et des solidarités veille à préserver les effectifs de l'inspection du travail.
Source: DateReponse
Votes
No vote records are attached yet.
Versions
No version snapshots stored. Document URLs remain at the source.
Documents
No documents linked.
Sponsors
- Marie Mesmeur · auteur
Related records
No cross-record relationships stored yet.
Sources
PoliticalRepo is an index and interpretation layer, not the authoritative legal source.
- Official source: https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE6509
- Open data entity: https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/QANR5L17QE6509
- france · QANR5L17QE6509 · source updated 20 January 2026