Question 918 — agriculture
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France · National Assembly · 7 February 2017
Mme Brigitte Allain appelle l'attention de M. le secrétaire d'État, auprès de la ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, chargé des transports, de la mer et de la pêche sur la modernisation de la ligne de train Bordeaux-Libourne-Bergerac-Sarlat. Cette ligne dont la fréquentation est en hausse demeure en mauvais état sur la section Libourne-Bergerac. Sa vétusté a d'ailleurs conduit SNCF Réseau à mettre en place des ralentissements. D'importants investissements ont été faits lors des derniers contrats de plan État-région, entre 2000 et 2013 pour démarrer la modernisation entre Libourne et Bergerac et rénover la section Bergerac -Sarlat. Une étude a été menée par SNCF Réseau sur les possibilités d'amélioration de l'accessibilité du bassin de vie de Bergerac avec comme objectif : 1h pour Bergerac-Bordeaux et 3h pour Bergerac-Paris. Objectif qui mobilise tous les acteurs ! C'est une nécessité absolue pour le désenclavement, le développement économique et l'attractivité du Grand Bergeracois. Un projet global en 2 phases, estimé à 74 millions d'euros a été validé par le comité de pilotage en janvier 2015. Mais la première phase de 45 millions d'euros qui permet de répondre aux objectifs de désenclavement et de temps de parcours est pour le moment bloquée. Elle a pourtant été inscrite au contrat de plan État-région 2015-2020. Le cofinancement prévu implique l'État à 35 %, la région Nouvelle-Aquitaine à 35 %, SNCF Réseau à 15 % et les collectivités locales à 15 %. À la demande du comité des financeurs, SNCF réseau a été sollicitée pour fournir des détails sur les coûts de cette opération et pour augmenter sa contribution car c'est une infrastructure majeure du réseau ferré. Des précisions ont bien été données, mais pour un montant de 55,5 millions d'euros soit 10 millions d'euros de plus que prévu ! Peu d'éléments permettent d'expliciter réellement cet écart. En décembre 2014, elle était reçue avec une délégation d'élus du bergeracois à ce sujet. Il soutenait alors ce projet afin de profiter de l'arrivée de la LGV à Bordeaux en 2017, pour désenclaver le bergeracois. En tant que partenaire financier du CPER, en tant que membre du Gouvernement, elle lui demande s'il compte intervenir pour que ce projet aboutisse rapidement. C'est un enjeu primordial pour ce territoire.
France · National Assembly · 22 March 2016
Mme Brigitte Allain alerte Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la situation très inquiétante du centre hospitalier de Vauclaire, spécialisé dans les troubles psychiatriques et qui est présent sur l'ensemble de la Dordogne. La dotation globale versée de l'État via l'ARS ayant diminué, l'établissement a été conduit à de lourds efforts de rationalisation dans tous les pôles avec 25 postes rendus ces dernières années. Les postes de médecins n'ayant pas été pourvus entièrement, le choix proposé par la direction, lors du comité technique de janvier 2016, de privilégier l'embauche de psychiatres dès le mois d'avril 2016 a été retenu, mais cela induit la suppression de 5 ou 6 postes de psychologues qui remettent en cause l'efficacité des 10 centres médico-psychologiques indispensables pour un maillage territorial accessible à tous. Deux postes seraient également supprimés dans les pôles psychiatrie adultes. Elle souhaite attirer son attention sur le danger que représente cette décision contrainte. L'accueil, l'accompagnement et le soin des enfants et adolescents en souffrance psychique sont primordiaux. En 2015, c'est près de 2 300 enfants qui ont été pris en charge dans les différents pôles du territoire. Cette présence en milieu rural est essentielle et la mission des psychologues, au sein d'un réseau de partenaires, est inestimable parce que positive. En Dordogne, 350 enfants et jeunes sont accueillis en maison d'enfants à caractère social et sont suivis par les psychologues au même titre que ceux vivant dans leur famille. Dans les différents centres médico-psychologiques, les listes d'attente et les délais pour obtenir un rendez-vous avec un psychologue sont d'ores et déjà inadmissibles et les conditions d'exercice de cette mission de service public le sont également. Les praticiens qu'elle a rencontrés parlent de plusieurs mois d'attente pour qu'un patient puisse consulter. Mme la ministre imagine donc bien la gravité de la situation avec 7/8 psychologues en moins dans un territoire rural où les difficultés sociales sont prégnantes. Et nous savons tous sur ces bancs que les troubles psychologiques doivent être pris en charge rapidement, au plus tôt, pour éviter ensuite le recours au psychiatre et aux traitements médicamenteux. Il s'agit donc bien d'une alerte d'urgence. « Mieux vaut prévenir que guérir » prend dans ce cas précis une signification toute particulière ! Mme la Ministre, le manque de dotation pour le service public de santé conduit à ces situations graves et met en confrontation besoin de médecins psychiatres et besoin de psychologues. Aussi, elle lui demande quelles mesures exceptionnelles elle va mettre en œuvre rapidement pour éviter que les postes de psychologues ne soient supprimés, la décision devant être actée dans quelques jours.
France · National Assembly · 17 November 2015
Mme Brigitte Allain interroge Mme la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes sur la lutte contre les déserts médicaux. La ministre a fait de la lutte contre les déserts médicaux un axe fort de la stratégie nationale de santé. L'article 13 de la loi de modernisation de notre système de santé crée un pacte national de lutte contre les déserts médicaux dont un certain nombre de mesures visent à installer des généralistes. Cependant, Mme la députée souhaite l'interpeller sur le manque criant de spécialistes et de médecins hospitaliers sur un territoire comme le Bergeracois. L'hôpital de Bergerac doit trop souvent faire appel à des intérimaires coûteux ne permettant pas un suivi de soins humain et durable des patients. Mme la députée a rencontré l'Union fédérale des consommateurs Que Choisir qui a mené une enquête locale afin de connaître les délais d'accès aux soins en médecine spécialisée en Dordogne. Elle souhaite donner deux exemples qui attestent de ce manque criant. Pour obtenir un rendez-vous chez un cardiologue, le délai moyen est de 96 jours, 165 jours à Bergerac. Le délai moyen au niveau national est de 50 jours. En pneumologie, le délai moyen est de 118 jours. Il n'y a qu'un seul pneumologue aujourd'hui à Bergerac alors qu'il y a des personnes victimes de l'amiante. Si aucune mesure n'est prise, les délais ne feront que s'allonger : un certain nombre de spécialistes sont proches de la retraite ; quant aux autres, ils ne prennent déjà plus de clientèle nouvelle. Aussi elle souhaiterait savoir comment le futur pacte national de lutte contre les déserts médicaux prendra en compte la question spécifique de la médecine spécialisée et hospitalière sur un territoire rural comme le Bergeracois. Comment inciter les spécialistes à venir s'installer dans des villes moyennes qui tissent le territoire rural ? Elle souhaite savoir si la ministre estime que les politiques incitatives suffiront ou s'il ne faudra pas envisager des mesures plus contraignantes si la situation continuait à se dégrader.
France · National Assembly · 20 November 2012
Mme Brigitte Allain appelle l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur l'état de dégradation du commissariat de Bergerac. Les fonctionnaires de police exercent sur tout le territoire des missions de service public de la plus haute importance. Ils assurent la sécurité des concitoyens, doivent être à l'écoute des victimes, réalisent des actions de prévention. Ils sont en lien direct avec la population et représentent ainsi un service de proximité incontournable. Elle tient à l'alerter sur la situation invraisemblable et particulière du commissariat de police de Bergerac, une situation ubuesque parmi d'autres concernant les commissariats du département de la Dordogne. Cet établissement est dans un état d'insalubrité général : le plafond d'un des bâtiments s'est effondré, et voilà plusieurs mois qu'il est maintenu avec des étais. Les cellules de garde à vue sont indignes d'un accueil respectueux des personnes. Il n'existe pas les espaces de discrétion nécessaires au travail des médecins et des avocats et à l'accueil confidentiel des victimes qui, trop souvent, sont confrontées à leur agresseur, d'autant que la grande majorité des plaintes sont d'ordre familial et privé : femmes battues, harcèlement sexuel. Comment déposer plainte dans ce cadre-là lorsque la confidentialité ne peut être assurée ? La RGPP a conduit à une très forte réorganisation et à une baisse des effectifs mais elle ne doit pas être synonyme de dégradation des services publics. Elle ne peut donc pas justifier que l'on ne procède pas au renouvellement indispensable d'un établissement public, qu'est un commissariat. Aussi elle l'interroge sur les solutions d'urgences qui sont envisagées afin de déplacer et de reconstruire le commissariat de Bergerac ? Le projet existe et le terrain a été acquis par le ministère de l'intérieur. Par ailleurs, ce déplacement indispensable permettra de réaliser dans de bonnes conditions l'installation du lycée des métiers de Bergerac, établissement à énergie positive, vitrine de la formation, qui se construit tout autour du commissariat de police actuel.