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France · Question · Question écrite

12260

Question 12260 — health professions

answeredFrance· National Assembly· FR

Introduced

Last action

31 December 2018 · Réponse

Status

répondue

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Subjects

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Source updated

31 December 2018

Summary

Ms. Emmanuelle Anthoine questions the Minister of Solidarity and Health about the concerns expressed by gynecologists. Indeed, gynecologists are concerned about the recent challenges to the specific conscience clause linked to abortion since the discussions on the 2016 health law, several articles of which concerned abortion and, at the beginning of 2017, when the High Council for Equality also called for its removal. But if we can regret in particular the disappearance of the obligatory reflection period, “removing the conscience clause in the context of abortion means forcing doctors to do so” specifies Doctor de Rochambeau. He adds that “we cannot force [a doctor] to take life.” In a press release dated Friday August 10, 2018, the Union of Gynecologists-Obstetricians (Syngof) defended the conscience clause of doctors in the face of interruptions of pregnancy. “If access to abortion for women is an essential, uncontested and indisputable right”, its realization “is not an ordinary act of care”, underlines the union. “The conscience clause allows a doctor to refuse to perform an act authorized by law but which he considers contrary to his personal, professional or ethical convictions.” This possibility is included in the Veil law of 1975 on voluntary termination of pregnancy. It is also mentioned specifically in article 18 of the code of ethics, which stipulates that a doctor is “always free” to refuse to perform an abortion but must then “inform the person concerned under the conditions and time limits provided for by law”. More generally, article 47 argues that apart from an emergency case, a doctor has the "right to refuse care for reasons professional or personal. Pregnancy is not an illness but a physiological state. Also, she asks him how the Government intends to reassure obstetrician-gynecologists in France.

Machine translation from French. The official text remains authoritative.

Timeline

  1. 31 December 2018

    Réponse

    La loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016 a instauré des améliorations pour l'accès à l'intervention volontaire de grossesse (IVG) notamment en instaurant la suppression du délai de réflexion de 7 jours au profit d'un délai librement choisi par la femme. Cette modification a fait l'objet d'une validation par le Conseil Constitutionnel le 21 janvier 2016 au motif que le législateur n'a pas rompu l'équilibre qu'impose la Constitution entre, d'une part, la sauvegarde de la dignité de la personne humaine contre toute forme de dégradation et, d'autre part, la liberté de la femme qui découle de article 2 de la déclaration de 1789. Lors des débats parlementaires concernant la loi suscitée, la clause de conscience a été réaffirmée et maintenue car cela respectait le juste équilibre trouvé par la loi Veil. Aujourd'hui il n'y a pas de volonté de revenir sur cet équilibre. La clause de conscience est un droit pour les professionnels de santé qui, pour une raison personnelle, ne souhaitent pas pratiquer cet acte. Toutefois, comme le prévoit le code de la santé publique (article L.2212-8) le professionnel qui fait valoir ce droit: « doit informer, sans délai, l'intéressée de son refus, et lui communiquer immédiatement le nom de praticiens ou de sages-femmes susceptibles de réaliser cette intervention. ». Enfin, il convient de rappeler que tout discours promouvant l'incitation à recourir à la clause de conscience, dans un but d'empêcher l'accès à l'IVG, pourrait être considéré comme un délit d'entrave réprimé par la loi. En effet il est rappelé que l'IVG est un droit, que la femme qui y recourt n'a pas à se justifier et que cet acte, réalisé dans des conditions sanitaires satisfaisantes, a sauvé la santé et la vie de milliers de femmes.

    Source: DateReponse

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