France · Question · Question écrite
14447
Question 14447 — health
Introduced
—
Last action
6 September 2019 · Réponse
Status
répondue
Sponsors
—
Subjects
Discovery layer
Source updated
6 September 2019
Summary
Mr. Éric Alauzet draws the attention of the Prime Minister to the health issues of the policy to combat antibiotic resistance. It is clearly established that antibiotic resistance leads to an increase in mortality; according to certain estimates, it could be the cause of 10 million deaths per year worldwide by 2050. In France, we are seeing an increase in bacterial infections. resistant which are responsible for at least 160,000 infections and 12,500 deaths according to data from Health Insurance, ANSES, ANSM and Public Health France. The main causes of antibiotic resistance are known: overconsumption of antibiotics and cross-transmission of resistant bacteria (with the environment, from human to human or from human to animals). Acting against these two causes represents a major public health challenge but also a real economic challenge and control of health expenses. Indeed, beyond a human and ecological cost that is difficult to quantify, antibiotic resistance leads to an increase in healthcare costs: prolongation of hospitalizations and treatments, unnecessary or inappropriate antibiotic prescriptions, etc. This cost increases as the phenomenon progresses and could reach a peak of 100,000 billion in the world by 2050. In the immediate future and for France only, unnecessary antibiotic prescriptions alone result in additional costs amounting to several tens of millions of euros. Note that effective measures can be taken quickly to combat the phenomenon, the case of veterinarians offers some useful avenues, and to protect the health of the French today and tomorrow. This is also the meaning of an action developed by several multidisciplinary experts (medical, veterinary, environmental, clinicians, researchers, etc.), who unveiled on the occasion of the Global Antibiotic Resistance Week a “how to” allowing everyone (elected officials, healthcare professionals, citizens) to act. So, he asks what cross-cutting actions could be put in place in order to propose a real global fight policy. against antibiotic resistance ranging from raising awareness among the French to the fight against the release of antibiotics into the environment, including hygiene measures aimed at reducing transmission and measures for “fair prescription” of antibiotics.
Machine translation from French. The official text remains authoritative.
Timeline
6 September 2019
Réponse
Depuis le début des années 2000, la France mène une politique de maîtrise de l'antibiorésistance. Plusieurs plans antibiotiques ont été mis en œuvre en santé humaine, animale et dans l'environnement. Ces actions ont été accentuées depuis 2015. Si l'antibiorésistance s'est hissée au rang des priorités parmi les menaces sanitaires au niveau mondial, elle demeure cependant un danger sous-évalué par le grand public et les professionnels eux-mêmes (médecins, professionnels de santé, vétérinaires, éleveurs, agronomes, écologues, évolutionnistes, hydrologues, …). Le phénomène reste encore peu visible, alors que l'image traditionnelle de « toute puissance » des antibiotiques perdure. En conséquence, les antimicrobiens sont encore insuffisamment perçus comme un bien commun, fragile et menacé, qu'il faut préserver. Pour ces raisons, le premier Comité Interministériel pour la Santé (CIS) a été consacré à la préparation et à l'adoption, en novembre 2016, d'une feuille de route interministérielle aimed at maîtriser l'antibiorésistance. Celle-ci se compose de 40 actions réparties en 13 mesures phare, regroupées en 5 axes. Elle a pour objectif de réduire l'antibiorésistance et ses conséquences sanitaires, notamment en diminuant la consommation d'antibiotiques de 25 % d'ici 2020. La feuille de route est interministérielle et aborde des actions aussi bien en santé humaine, en santé animale et en santé des écosystèmes. Elle intègre les plans sectoriels spécifiques à savoir le programme national d'actions de prévention des infections associées aux soins (Propias) et le plan EcoAntibio2 consacré à l'utilisation des antibiotiques dans le secteur vétérinaire, le Plan national santé environnement 3. Son suivi est assuré par un comité interministériel qui se réunit régulièrement. Concrètement, il s'agit de mettre en œuvre des actions de: - Sensibilisation et de communication auprès du grand public et des professionnels de santé: lancement d'un programme de sensibilisation à la prévention de l'antibiorésistance. A ce jour une identité visuelle interministérielle a été lancée (« les antibiotiques: ils sont précieux, utilisons-les mieux ») ainsi qu'un premier document socle sur le concept « une seule santé ». Le ministère des solidarités et de la santé a également publié sur ses réseaux sociaux des messages de sensibilisation en novembre et décembre 2018. L'accent est notamment porté sur l'éducation pour la santé des jeunes et l'information des propriétaires d'animaux via par exemple des logiciels éducatifs; -Formation des professionnels de santé et incitations au bon usage des antibiotiques en médecine humaine et vétérinaire: amélioration de la formation des professionnels de santé au bon usage des anti-infectieux; renforcement de l'encadrement de la prescription des antibiotiques lié à l'évolution des logiciels d'aide à la prescription; amélioration de la pertinence des traitements, notamment grâce à l'usage accru des tests rapides d'orientation diagnostique; modification des conditionnements de certains antibiotiques afin de mieux les adapter aux durées de traitement; développement des mesures de prévention, en particulier la vaccination. -Recherche et d'innovation en matière de maîtrise de l'antibiorésistance: Structuration et coordination des efforts de recherche, de développement et d'innovation sur l'antibiorésistance et ses conséquences; mise en œuvre d'une politique proactive de partenariats public-privé et d'accompagnement de l'innovation; Valorisation et préservation les produits contribuant à la maîtrise de l'antibiorésistance. Dans ce cadre, plusieurs projets relatifs à la lutte contre l'antibiorésistance ont été sélectionnés par la BPI France lors du récent concours national à l'innovation. De plus, un programme prioritaire de recherche doté de 40 Millions d'euros, dédié à la lutte contre la résistance aux antibiotiques a été annoncé par le ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation en novembre 2018. Les enjeux sont bien de structurer les réseaux de recherche et les observatoires afin de renforcer les efforts et d'assurer la coordination de recherche entre les secteurs de la santé humaine, animale et de l'environnement sous le pilotage d'un conseil stratégique transdisciplinaire. -Mesure et de surveillance l'antibiorésistance: renforcement de la surveillance de l'antibiorésistance et de la consommation d'antibiotiques; diffusion plus large et plus accessible des données de surveillance « one health » avec une publication annuelle des résultats synthétiques. Développement au niveau européen et national de nouveaux indicateurs (globaux et spécifiques) aimed at mesurer l'antibiorésistance et l'exposition aux antibiotiques conjointement chez l'homme, l'animal et dans l'environnement, travail dont une partie est en cours de réalisation au cours de l'action conjointe Européenne sur la résistance aux antibiotiques et les infections associées aux soins (EU-JAMRA), lancée en septembre 2017 et que la France coordonne.
Source: DateReponse
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- Éric Alauzet · auteur
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- france · QANR5L15QE14447 · source updated 6 September 2019