France · Question · Question écrite
15011
Question 15011 — energy and fuels
Introduced
12 May 2026
Last action
2 June 2026 · Réponse
Status
répondue
Sponsors
—
Subjects
Discovery layer
Source updated
2 June 2026
Summary
Mr. Stéphane Rambaud draws the attention of the Minister of the Economy, Finance and Industrial, Energy and Digital Sovereignty to the continued rise in fuel prices and their disastrous consequences for the French. Indeed, while prices continue to rise, it is clear that this situation weighs heavily on the purchasing power of households and on the country's economic activity. The way in which the Government management of this fuel crisis is not satisfactory. Targeted aid intended for this or that category of professionals leaves aside an entire part of the population, thus creating a serious imbalance in the principle of equality. Cash flow support measures for certain companies such as a staggering of social security contributions accompanied by a payment deadline without fees or surcharges are not relevant. No more than short-term loans for the most exposed VSEs. To avoid being seen as a “profiteer” of the crisis and being accused of undue revenue, the Government must lower VAT from 20% to 5.5% on all energies and reduce the specific tax on fuels. The first thing to do when you have a tax surplus in a crisis situation is to use these revenues additional measures to alleviate the constraints weighing on all French people and to renounce them. This is why he asks him to please indicate whether he intends to quickly implement these recommendations and thus relieve all of the financial constraints weighing on the French.
Machine translation from French. The official text remains authoritative.
Timeline
12 May 2026
Question
Source: DateQuestion
2 June 2026
Réponse
Le Gouvernement est pleinement mobilisé pour limiter l'effet de la crise sur nos concitoyens. Contrairement à la crise énergétique qui a touché la France en 2022, la situation a évolué en faveur d'une électricité abondante et décarbonée, tant renouvelable que nucléaire. Le retour d'expérience du bouclier tarifaire de 2022 a fait évoluer la logique budgétaire by the government. Il importe à présent d'adopter des mesures spécifiques, ciblées pour répondre à la crise. Par ailleurs, le Gouvernement s'investit pleinement pour l'électrification des usages de façon à aider nos concitoyens à faire face à plus long terme aux crises et aux instabilités du marché. La France étant exportatrice nette d'électricité, avec une production décarbonée à 95 %, électrifier les usages permettra de mieux contrôler le prix de notre facture énergétique ainsi que celle des Français et de renforcer la souveraineté énergétique. Un plan massif d'électrification, dans la continuité de la PPE3 (programmation pluriannuelle de l'énergie), est actuellement porté par le Gouvernement et permettra d'accompagner durablement les Français, nos entreprises et nos industries. Le Gouvernement a déclaré entre autres la reconduction du leasing social, un dispositif d'aide à l'achat des poids lourds électriques pour les PME, ou encore l'aide à l'acquisition de véhicules électriques pour les « gros rouleurs ». Des mesures complémentaires seront annoncées au printemps 2026. Le Gouvernement invite tous les parlementaires à relayer la nécessité d'électrifier les usages et à faire connaître les dispositifs existants auprès des concitoyens et des entreprises. Concernant la hausse des prix des carburants, le Gouvernement a d'ores et déjà annoncé des mesures pour une réponse à court terme à la crise. Au mois d'avril 2026, les pêcheurs se sont vus accordés une aide de 20 ct/L sur les carburants tout comme les transporteurs. Les agriculteurs ont, quant à eux, reçu une aide de 4 ct/L. Pour affirmer son soutien aux acteurs les plus touchés par la crise, le Gouvernement a annoncé le 21 avril de nouvelles mesures effectives dès le mois de mai. Les pêcheurs verront ainsi leur aide augmenter pour atteindre 30 à 35 ct/L, tandis que l'aide allouée aux agriculteurs pourra atteindre environ 15 ct/L soit une multiplication par 4 de l'aide initiale. L'aide pour les transporteurs est-elle maintenue à 20 ct/L, même montant qui sera débloqué pour les entreprises du BTP de moins de 20 salariés en difficulté. Enfin, une aide à destination de 3 millions de travailleurs est déployée pour les gros rouleurs contraints d'utiliser leur véhicule pour aller travailler. Cette aide équivaudra à 20 ct/L en moyenne sur six mois et permettra d'atteindre de façon ciblée les Français les plus touchés par la hausse des prix des carburants. Ces mesures ont été complétées et prolongées le 21/05 et sont détaillées sur le site by the government: https://www.info.gouv.fr/actualite/guerre-en-iran-le-gouvernement-annonce-des-mesures-de-soutien-a-l-activite-economique. S'agissant des recettes fiscales liées aux carburants, le premier s'est engagé à faire toute la transparence et à publier les chiffres tous les 10 jours. S'il y avait effectivement eu des recettes fiscales supplémentaires en mars et début avril, la forte baisse de la consommation fait que, au total depuis le 1er mars, les recettes liées au carburant sont inférieures à leur niveau l'an dernier pendant la même période. Enfin, les prix des carburants à la pompe peuvent se décomposer selon 4 composantes. Le prix du Brent (c'est à dire le prix de marché), le coût de raffinage, le coût de transport et de distribution (logistique, obligations réglementaires, marges) ainsi que les taxes (accises et TVA). En station le prix affiché peut reposer sur de nombreux modèles d'affaires et être fixé directement par le gérant de la station ou la marque à laquelle il est raccroché. Par ailleurs, Les stations ayant vendu plus de 500 mètres cube de carburants dans l'année ont l'obligation de publier leur prix sur le site prix-carburant.gouv.fr. S'agissant des contrôles des distributeurs, la DGCCRF a lancé de nombreux contrôles en début de crise. Ces vérifications ont visé à s'assurer que les évolutions de prix pratiquées dans les stations-service respectent les règles et ne résultent pas de pratiques abusives, dans un contexte tendu par la guerre au Moyen-Orient. L'opération a représenté un volume de contrôles habituellement réalisé sur six mois, concentré cette fois sur une période de trois jours. Au-delà de la transparence sur les prix, le Premier ministre a rappelé la vigilance by the government sur l'évolution du niveau de marges brutes de transport - distribution. C'est dans ce sens que le Gouvernement publie chaque semaine ces données issues de ses échanges avec les distributeurs. A date du 10 mai, le Gouvernement observe qu'en moyenne selon les données et méthodes décrites ci-dessous, les marges brutes de transport - distribution sont estimées équivalentes à celles pratiquées avant crise. Il continuera évidemment, en lien avec les acteurs, à suivre cette évolution avec vigilance.
Source: DateReponse
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- Stéphane Rambaud · auteur
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- Official source: https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE15011
- Open data entity: https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/QANR5L17QE15011
- france · QANR5L17QE15011 · source updated 2 June 2026