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France · Question · Question écrite

33609

Question 33609 — foreign policy

answeredFrance· National Assembly· FR

Introduced

10 March 2020

Last action

10 March 2020 · Question

Status

répondue

Sponsors

Subjects

Discovery layer

Source updated

11 January 2020

Summary

Ms Huguette Tiegna draws the attention of the Minister for Europe and Foreign Affairs to the fact that the covid-19 pandemic is causing an unprecedented crisis in the education sector which is severely shaking education systems and endangering the future of an entire generation, with the closure of schools in more than 190 countries and more than 1.5 billion learners affected (Unesco). The crisis reveals the importance of supporting services strong public and the continuous links existing between education and health, hygiene, prevention, social protection, etc. While all learners are affected, it is children and young people from the poorest and most vulnerable countries who will be most profoundly affected. According to the figures declared by France to the OECD Development Assistance Committee in terms of ODA for the year 2018, which are the latest available data, France has dedicated 992 million euros ($1,204 million) in bilateral aid to education in developing countries. Of this total, only 29% benefits sub-Saharan African countries, 19% to ODA priority countries and 5% to Sahel countries, which are going through an alarming crisis. Support for basic education systems represents only 16% of bilateral education aid in countries in sub-Saharan Africa and 34% in the Sahel countries. Furthermore, with a contribution of $2.3 million since the creation of “Education Cannot Wait” – a multilateral fund entirely dedicated to education in crisis contexts – the French commitment is not up to the challenge of education in humanitarian emergency and post-emergency situations. So that French aid to education can meet the needs most fundamental and urgent educational needs in this very worrying period for the future of education in the world, he wishes to know what commitments will be made by France, in particular within the framework of the PLF 2021 and the replenishment of resources of the “Education Cannot Wait” fund, which aims to mobilize 1.8 billion dollars by 2021 to reach 9 million children and young people in countries affected by crises. He would also like to know what measures will be taken so that France contributes, within the framework of ODA, in coordination with education stakeholders, to strengthening the most fragile education systems in their capacity to anticipate crises and resilience, in order to avoid disruptions in learning for the most vulnerable populations, in particular adolescent girls.

Machine translation from French. The official text remains authoritative.

Timeline

  1. 11 January 2020

    Réponse

    L'éducation est une priorité de notre action en direction de l'Afrique, dans la lignée des engagements pris par le Président de la République à Ouagadougou en 2017. Le Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (CICID) du 2 février 2018 a réaffirmé cette priorité. Sur le plan de l'aide bilatérale, les engagements sur le continuum éducation-formation-insertion ont plus que doublé en 2019 à travers les appuis de l'Agence française de développement (AFD) qui sont passés de 282 millions d'euros en 2018 à 646 millions d'euros en 2019. Au niveau multilatéral, la France est devenue le 4e bailleur du Partenariat mondial pour l'éducation (PME), avec un soutien de 200 millions d'euros sur la période 2018-2020. La France appuie activement l'UNESCO avec une contribution annuelle de 7,5 millions d'euros pour 2020. Elle participe également, aux côtés des autres pays européens, au financement de mesures éducatives dans le cadre du Fonds européen de développement (FED), avec une contribution estimée à 137 millions d'euros pour l'éducation en 2018; à la Banque Mondiale, dont environ 105 millions étaient destinés à l'éducation en 2018; ou encore à l'Organisation Internationale de la francophonie (OIF) et au fonds Education Cannot Wait (ECW). Pour faire face à l'impact de la COVID-19 sur les systèmes éducatifs des pays partenaires, la France soutient activement la mobilisation du PME (475 millions de dollars mis à disposition de 67 pays partenaires). L'AFD a aussi réorienté une partie de ses financements pour soutenir les plans de riposte des gouvernements. L'agence a par ailleurs été choisie comme agent délégataire des fonds d'urgence du PME au Sénégal, au Niger, et au Burkina Faso. La France soutient également la « Coalition internationale COVID-19/Education » mise en place par l'UNESCO, qui joue un rôle important de coordination des acteurs de l'éducation pour répondre à la crise. Elle s'efforce de mettre la plateforme d'enseignement à distance « Ma classe à la maison » à la disposition des pays francophones afin d'assurer la continuité pédagogique. Par ailleurs la France développe sa collaboration avec ECW, en suivant en particulier ses programmes d'intervention au Sahel et sa coopération avec le PME pour une complémentarité renforcée dans un plus grand nombre de pays en développement. La France finance également un poste d'expert technique international (ETI) auprès d'ECW sur les questions de suivi-évaluation des opérations. En effet, parallèlement à la réponse d'urgence, il est essentiel d'appuyer les transformations structurelles des systèmes éducatifs, en renforçant la collecte et l'analyse de données. A cet effet, la France appuie les travaux de l'Institut pour les statistiques de l'UNESCO ainsi que la production annuelle du Rapport mondial de suivi de l'éducation, outil important pour mesurer les effets de la crise et inspirer les mesures de réponse. En matière d'évaluation des résultats, les travaux de la CONFEMEN (Conférence des ministres de l'éducation des États et gouvernements de la francophonie), soutenus financièrement par la France, rassemblent des données précieuses en Afrique. Il s'agit en particulier de lutter contre les inégalités éducatives (y compris entre filles et garçons au niveau secondaire et au-delà) et d'améliorer les résultats des apprentissages. L'initiative « Priorité à l'égalité/Gender at the Centre », lancée par le G7 en 2019 et aimed at renforcer l'égalité filles-garçons dans les systèmes éducatifs de 8 pays africains, est un exemple de programme sur lequel s'appuyer pour améliorer l'inclusion et l'équité dans l'éducation. L'éducation, et en particulier l'éducation en Afrique, constitue une priorité, et continuera de l'être à l'avenir sur le plan bilatéral et multilatéral. L'année 2021 verra notamment la reconstitution des fonds du PME et la tenue du Forum Génération Egalité, lors duquel l'éducation des filles sera un sujet central.

    Source: DateReponse

  2. 10 March 2020

    Question

    Source: DateQuestion

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