France · Question · Question orale sans débat
810
Question 810 — industrie
Introduced
20 January 2015
Last action
28 January 2015 · Réponse
Status
répondue
Sponsors
—
Subjects
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Source updated
28 January 2015
Summary
M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique sur l'action précise de l'État dans deux dossiers locaux : la redynamisation de la gare de triage de Somain et le redémarrage du site Saint-Gobain Glass Aniche. L'heure n'est pas à l'inaction, et encore moins à l'austérité, mais au volontarisme. L'État doit agir pour maintenir les activités et développer l'emploi, dans un contexte de fort taux de chômage. Un scénario de « développement économique local » a été adopté pour le triage. Il faut notamment financer les investissements nécessaires, pourquoi pas dans le cadre du contrat de projet État-Région. Il attend des réponses précises.
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Timeline
20 January 2015
Question
Source: dateQuestion
28 January 2015
Réponse
ACTION DE L'ÉTAT DANS LES DOSSIERS DE LA GARE DE TRIAGE DE SOMAIN ET DU SITE SAINT-GOBAIN GLASS D'ANICHE M. le président. La parole est à M. Jean-Jacques Candelier, pour exposer sa question, n° 810, relative à l'action de l'État dans les dossiers de la gare de triage de Somain et du site Saint-Gobain Glass d'Aniche. M. Jean-Jacques Candelier. Environ neuf millions de travailleurs sont à la recherche d'un emploi stable et correctement rémunéré. La précarité explose, la pauvreté s'installe durablement, notamment dans ma circonscription. Des familles sont sacrifiées sur l'autel de la finance et des sacro-saints traités européens, qui imposent le libéralisme économique. Il faut revoir le financement de l'économie, qui ne doit plus dépendre des marchés financiers. Il faut planifier les activités industrielles, les orienter et mettre fin au laisser-faire. Je souhaite évoquer deux dossiers du Douaisis, et d'abord celui de la verrerie Saint-Gobain Glass d'Aniche. Ce site n'emploie plus que 190 salariés, contre 500, voire 600 à une époque. L'avenir de ce fleuron de l'industrie est incertain, dans la mesure où le four est à l'arrêt depuis trois ans. Les périodes d'activité partielle se sont succédé et les salariés, inquiets, se sont mis récemment en grève. La direction évoque un redémarrage du site en juillet 2015. Dans sa précédente réponse sur ce sujet, le Gouvernement indiquait que le commissaire au redressement productif de la région ainsi que la DIRECCTE suivaient le dossier. C'est bien, mais que comptez-vous faire concrètement pour mettre fin à la sous-activité du site et imposer son redémarrage d'ici juillet ? Deuxièmement, la gare de triage de Somain mérite d'être développée. Cette gare de triage, qui était une des plus importantes il y a vingt ans, n'emploie plus que quelques salariés alors qu'on en comptait 400 il y a quelques années. Il est nécessaire de favoriser les modes de transports écologiques et durables, comme l'impose le Grenelle de l'environnement. La suppression de l'écotaxe ne va pas dans ce sens. L'État aurait tout intérêt à soutenir la relance de cette gare de triage, qui a un bon positionnement. Il faut faire preuve de volontarisme. À ce sujet, je rappelle que l'enveloppe du contrat de plan État-région est passée, en moins de quinze ans, d'1,5 milliard à 530 millions d'euros ! Pour le triage, un scénario de développement économique local a été présenté dans une étude. Ce scénario doit réussir. L'étude préconise la prise en compte des zones d'activité et des zones industrielles proches du site, notamment la création d'une importante zone logistique, qui permettrait de créer de 300 à 500 emplois. La question des financements se pose. Il faut favoriser cet investissement nécessaire pour le Douaisis et l'économie française, qui serait une bouffée d'oxygène pour les entreprises et le développement local. Le contrat de plan État-région doit prévoir la redynamisation du triage de Somain. Les fonds européens doivent être mobilisés. Les investissements seront lourds si le scénario est respecté, puisque la création d'un embranchement entre rail et route et d'un quai pour les trains sera nécessaire. On estime leur coût à cinq millions d'euros. Quel effort financier compte faire l'État pour favoriser le développement de la gare de triage ? M. le président. La parole est à M. Jean-Jacques Candelier. M. Jean-Jacques Candelier. Je vous remercie de ces précisions, qui me rassurent un peu. J'estime cependant qu'il faut aller très vite, d'autant que ce n'est pas la première fois que j'interpelle le Gouvernement sur ces deux sujets et que le chômage est très important dans le Douaisis – il frappe plus de 20 % des habitants de la région Aniche-Somain. Je compte sur un geste fort du Gouvernement.
Source: dateReponse
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- Jean-Jacques Candelier · auteur
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- Official source: https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/14/questions/QANR5L14QOSD810
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- france · QANR5L14QOSD810 · source updated 28 January 2015