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Person

Karine Lebon

France

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Question· Question écrite4174answered

Question 4174 — enseignement

France · National Assembly · 18 February 2025

Mme Karine Lebon interroge Mme la ministre d'État, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, sur le calendrier de mise en œuvre de la réforme du concours de professeur du premier degré de l'éducation nationale. En effet, le Président de la République avait annoncé en avril 2024 que le concours des professeurs du premier degré serait ouvert dès l'obtention d'une licence et non plus d'un master, à l'horizon 2025. Cependant, les étudiants en dernière année de licence ne savent toujours pas s'ils pourront passer le concours dès cette année comme initialement annoncé en raison de l'absence de communication du ministère de l'éducation nationale à ce sujet. Il en va de même pour les étudiants en deuxième année de licence en sciences de l'éducation, diplôme préparant initialement à l'entrée en master Métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation, qui n'appréhenderont pas de la même manière leur troisième année selon qu'ils passeront le concours ou non. De plus, cette annonce a entraîné la suspension des contrats de préprofessionnalisation dans le domaine de l'éducation, ouverts de la deuxième année de licence à la première année de master. Ces contrats étaient pourtant essentiels à une approche pratique des étudiants voués à l'enseignement avec le monde de l'éducation nationale. Si la réforme annoncée par le Président de la République n'est finalement pas mise en œuvre, la suppression de ces contrats n'aura été que contreproductive et leur remise en place se doit d'être rapide. Ainsi, Mme la députée demande à Mme la ministre si elle prévoit de confirmer ou d'infirmer au plus tôt la mise en œuvre de cette réforme dès le printemps 2025 afin que les étudiants concernés puissent se préparer dans de bonnes conditions. Elle lui demande également si le concours des conseillers principaux d'éducation est aussi concerné par cette réforme.

Question· Question orale sans débat148answered

Question 148 — outre-mer

France · National Assembly · 11 February 2025

Mme Karine Lebon alerte Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur les conséquences dramatiques de la diminution du financement par l'État des contrats Parcours emploi compétences (PEC) à La Réunion.

Question· Question écrite3974answered

Question 3974 — outre-mer

France · National Assembly · 11 February 2025

Mme Karine Lebon appelle l'attention de M. le ministre d'État, ministre des outre-mer, sur la question de l'application de la Charte sociale européenne dans les outre-mer. Adoptée en 1961, ratifiée par la France en 1973 et révisée en 1996, la Charte sociale européenne est un traité du Conseil de l'Europe qui, complétant la Convention européenne des droits de l'Homme, garantit aux individus des droits sociaux et économiques fondamentaux. Plus rigoureusement, elle leur assure un large éventail de droits tels que le droit à l'emploi, le droit au logement, le droit à la santé, le droit à l'éducation, le droit à la protection sociale, le droit aux services sociaux etc. Aussi, elle met l'accent sur la protection des personnes vulnérables comme les personnes âgées, les enfants, les personnes handicapées et les migrants. Néanmoins, en dépit de la ratification faite du texte en 1973 par les autorités françaises, il semble qu'à ce jour, aucune mesure n'ait été prise pour qu'il soit fait application de la Charte sociale européenne dans les territoires ultramarins. En effet, selon les termes de la Charte, une telle application aurait nécessité des autorités gouvernementales d'adresser au Secrétaire général du Conseil de l'Europe une déclaration faisant état de cette dite application ultramarine de la Charte. Or en l'absence d'une telle déclaration, aucune procédure de réclamations collectives ne semble à ce jour pouvoir être introduite au profit des droits sociaux et économiques fondamentaux des ultramarins devant le Comité européen des droits sociaux. En conséquence de cela, elle lui demande de préciser les mesures que le Gouvernement souhaite prendre pour que la présente Charte puisse désormais bénéficier aux territoires ultramarins et leurs populations.

Question· Question écrite3726open

Question 3726 — outre-mer

France · National Assembly · 4 February 2025

Mme Karine Lebon alerte M. le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur la situation sanitaire de l'île de La Réunion et les conséquences de l'épidémie de chikungunya sur les prix des produits anti-moustiques. Alors que La Réunion est une nouvelle fois en proie à une épidémie de chikungunya, le préfet de l'île a annoncé le 13 janvier 2025 le déclenchement du niveau 3 du dispositif de gestion de crise. Depuis le 23 août, 192 cas de cette maladie transmise par le moustique-tigre ont en effet été comptabilisés dans le département. Les services de l'État, conscients du risque engendré par les maladies vectorielles, ont maintenu le financement des contrats Parcours emploi compétences à un niveau stable afin de lutter contre la propagation des moustiques-tigres et de toutes les maladies dont ils sont porteurs. Les Réunionnaises et Réunionnais tentent également au quotidien de se protéger des piqûres de ces insectes dont la multiplication fait courir un grave risque sur leur santé. Le geste principal consiste à appliquer sur sa peau une quantité suffisante de produit anti-moustique ou de brancher des diffuseurs électriques dans les pièces de vie afin d'éloigner les insectes. Or depuis plusieurs mois les prix de ces produits anti-moustiques explosent aussi bien en grande surface qu'en pharmacie. Le 23 janvier 2025, le produit de la marque Raid « 3 en 1 - 60 nuits » de 36 millilitres était par exemple vendu 12,49 euros dans un magasin de Saint-Paul, alors même qu'il peut être acheté dans l'Hexagone au prix de 6,35 euros, soit un prix deux fois inférieur. La crise sanitaire d'une ampleur considérable associée à un niveau de vie parmi les plus faibles de France obligent à une réaction forte et rapide face à cet effet d'aubaine. C'est la raison pour laquelle il semble nécessaire de mettre en place un mécanisme de blocage des prix des produits anti-moustiques à La Réunion dans les plus brefs délais. Les marges aberrantes des grands groupes et des distributeurs dans les outre-mer ne sont plus un secret pour personne. Profiter d'une telle crise pour s'enrichir encore plus ne peut être toléré. Lors de l'épidémie de covid-19, l'État avait pris la décision de bloquer les prix de vente de certains produits, comme les masques chirurgicaux et les gels hydroalcooliques. Ce mécanisme est donc possible à mettre en œuvre et c'est au Gouvernement d'assumer sa responsabilité. Il en va de la santé des Réunionnaises et des Réunionnais. Elle lui demande donc quelle mesure il compte mettre en œuvre afin d'assurer la sécurité sanitaire des habitants de La Réunion face à l'épidémie de chikungunya et s'il envisage de bloquer les prix des produits anti-moustiques pour éviter tout effet d'aubaine de la part des grands groupes.