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Person

Louis Aliot

France

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Question 24253 — politique extérieure

France · National Assembly · 10 May 2019

M. Louis Aliot attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur la situation des églises protestantes en Algérie. Les chrétiens d'Algérie sont préoccupés. Mi-octobre 2019, trois nouvelles églises protestantes ont été mises sous scellés, dont l'église du Plein Évangile de Tizi Ouzou accueillant jusqu'à 1 200 fidèles. Au total, 12 lieux de culte de l'Église protestante d'Algérie ont été fermés par les autorités lors des deux années écoulées, et une treizième a été intimée de mettre les clés sous la porte. Par ailleurs, 17 chrétiens ont été arrêtés puis relâchés et emmenés au poste de police à la suite d'un sit-in pacifique. Plusieurs milliers de fidèles se retrouvent privés de leur lieu de culte depuis fin 2017, alors que les autorités algériennes ont engagé des visites d'inspections de toutes les églises de l'EPA (Église protestante d'Algérie). Ces comités demandent notamment aux églises leur agrément les reconnaissant comme lieux de cultes (jamais fournis par la commission compétente). S'en sont suivies les mises sous scellés des lieux de cultes suivants : l'église de Makouda, de Tafat et l'église du Plein Évangile de Tizi Ouzou au mois d'octobre 2019 ; l'église de Ighzer Amokrane (région de Béjaïa), l'église de Boghni et l'église de Tigzirt (région de Tizi Ouzou) en septembre 2019 ; deux églises à Boudjima en mai puis août 2019 (Tizi Ouzou) ; l'église d'Azhagar en octobre 2018 (Béjaïa) ; l'église de Riki en juin 2018 (Béjaïa) ; l'église de Ait-Mellikeche (Béjaïa) et l'église de Maaktas (Tizi Ouzou) en mai 2018 ; les trois églises de la wilaya d'Oran, rouvertes en juin 2018 suite à la pression internationale. Il lui demande quelles sont les raisons invoquées par l'État algérien pour justifier les fermetures unilatérales de nombreux lieux de culte protestants. Il lui demande aussi où en est l'Algérie en matière de liberté de culte. Il ne faudrait pas que la situation s'envenime et que ces fermetures d'églises soient le préalable à des mesures vexatoires plus graves et à des atteintes aux libertés individuelles.

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Question 17591 — Union européenne

France · National Assembly · 2 May 2019

M. Louis Aliot attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur le rapport du centre de politique européenne (CPE) relatif au coût de la politique monétaire européenne pour la France. Laboratoire d'idées allemand reconnu, le centre de politique européenne a publié une étude intitulée « 20 ans d'euro : perdants et gagnants ». Ce document indique que chaque Français aurait perdu 56 000 euros en moyenne pour la période 1997-2017. Un chiffre colossal qui donne le vertige. Les Allemands et les Néerlandais auraient quant à eux, toujours pour la même période, gagné respectivement 23 116 euros et 21 003 euros. Conçu pour l'Allemagne, l'euro fut en réalité un « super mark » qui aura lourdement coûté aux Français et aux Italiens qui ont mal négocié le passage à la monnaie unique, laissant Berlin dicter sa loi en décidant de l'instauration d'une monnaie trop forte pour ces économies qui alors se portaient bien. La crise française semble donc être d'abord une crise monétaire. Ces disparités au cœur de la zone euro ont puissamment contribué aux secousses que connaissent aujourd'hui l'Europe et la France, puisqu'il est désormais un fait établi que les dirigeants se sont trompés. Il lui demande s'il compte mieux défendre les intérêts des Français au sein des instances continentales et dans le cadre de la relation bilatérale franco-allemande.

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Question 17590 — Union européenne

France · National Assembly · 2 May 2019

M. Louis Aliot attire l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur le rapport du centre de politique européenne (CPE) relatif au coût de la politique monétaire européenne pour la France. Laboratoire d'idées allemand reconnu, le centre de politique européenne a publié une étude intitulée « 20 ans d'euro : perdants et gagnants ». Ce document indique que chaque France aurait perdu 56 000 euros en moyenne pour la période 1997-2017. Un chiffre colossal qui donne le vertige. Les Allemands et les Néerlandais auraient, quant à eux, toujours pour la même période, gagné respectivement 23 116 euros et 21 003 euros. Conçu pour l'Allemagne, l'euro fut en réalité un « super mark » qui aura lourdement coûté aux Français et aux Italiens qui ont mal négocié le passage à la monnaie unique, laissant Berlin dicter sa loi en décidant de l'instauration d'une monnaie trop forte pour ces économies qui alors se portaient bien. La crise française semble donc être d'abord une crise monétaire. Il lui demande si le ministère de l'économie reconnaît une erreur d'appréciation historique et s'il compte en prendre acte pour sortir la France de l'impasse économique et monétaire dans laquelle elle se trouve.

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Question 16573 — justice

France · National Assembly · 1 May 2019

M. Louis Aliot attire l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la violence au TGI de Perpignan. Perpignan fait face à une « criminalité disproportionnée par rapport aux moyens de sa juridiction », écrit Paule Gonzalès dans Le Figaro. Les violences se multiplient au TGI de Perpignan. Ainsi, récemment, une béquille a été lancée par une victime contre le box d'un prévenu, nécessitant l'intervention des trois membres du personnel d'escorte. Les syndicats sont d'ailleurs inquiets, le délégué régional de l'Union syndicale de la magistrature ayant déclaré qu'il « n'est pas absurde de dire que certains magistrats requièrent la boule au ventre ». Il est notable que les juges pour enfants ne sont pas épargnés par ces violences, qu'il s'agisse d'insultes ou de coups. Dans les villes de taille moyenne, à l'image de Perpignan, les forces de l'ordre ne sont pas assez nombreuses pour prévenir les violences à l'endroit du personnel des tribunaux. Depuis 2011, du reste, les forces de l'ordre ont été retirées des tribunaux pour « charges indues ». Il lui demande quand les tribunaux seront de nouveau des sanctuaires inviolables et si le ministère prend en considération les problématiques des magistrats soumis à la violence. Il lui demande pareillement si des moyens seront mis en œuvre pour éviter que ne surviennent des drames au TGI de Perpignan.

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Question 16540 — État

France · National Assembly · 1 May 2019

M. Louis Aliot interroge M. le Premier ministre sur l'organisation du grand débat. Le « grand débat » décidé par l'Elysée pour sortir la France de la « crise des Gilets Jaunes » est entaché de soupçons depuis la démission de Mme Chantal Jouanno qui devait se charger de l'organisation. Présidente de la commission nationale du débat public, cette dernière était toute désignée pour la tâche difficile de restaurer la confiance des Français envers les institutions par le dialogue. Selon les informations de Mediapart, il semblerait que tout ait pourtant été fait pour l'exclure, de manière à ce que l'Elysée ait la main sur le débat et le transforme en opération de communication réhabilitant le Président Macron, jugé autoritaire par certains des citoyens. Il lui demande donc si Mme Chantal Jouanno a été poussée à la démission pour des raisons politiques, et si la commission nationale du débat public sera supprimée à l'avenir, comme le sous entendent de nombreux observateurs de la vie politique.

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Question 16530 — enseignement maternel et primaire

France · National Assembly · 1 May 2019

M. Louis Aliot interroge M. le ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse sur la fermeture d'une classe de maternelle à Estagel. La mesure phare de ce ministère est le dédoublement des classes de CP et CE1 en réseau d'éducation prioritaire. Un premier bilan de cette expérience a été fait le 23 janvier 2019 dans lequel le ministre s'est félicité du fait que les élèves concernés aient « fait des progrès plus importants et plus vite qu'ailleurs », en se référant aux services statistiques du ministère. Pourtant, de l'avis de tous, ces dédoublements sont un cache misère. Hélène Sampaio, représentante du SNUIPP (premier syndicat du primaire), a ainsi déclaré à France Info TV : « Les dédoublements ont nécessité 64 postes qui ont été pris sur un dispositif existant qui était « plus de maîtres que de classes », qui bénéficiait à toutes les classes. Il y a également eu beaucoup de fermetures notamment dans le milieu rural. Par exemple, il y a une école à Pommiers qui est à 28 élèves par classe en moyenne avec des triples niveaux ». Des propos qui résonnent fortement dans le département des Pyrénées-Orientales où sera prochainement fermée une classe de l'école maternelle d'Estagel, ce qui rend légitimement furieux les parents d'élèves et le personnel éducatif, mais aussi plus généralement les habitants du village qui savent bien qu'une classe qui ferme peut signifier à terme la fermeture de commerces et la désertification du territoire à l'entour. Cette école n'a pas eu la chance de bénéficier du dédoublement des classes puisque quatre enseignants ont la charge de 90 à 100 élèves tous les ans, un nombre correct mais tout de même réduit. Nouvellement construite, l'école maternelle pâtit des orientations budgétaires décidées par le ministère, car n'étant pas située dans une « zone prioritaire ». Il juge tout au contraire que le département des Pyrénées-Orientales est une zone prioritaire périphérique, trop longtemps oubliée des grandes politiques de développement public. En conséquence, il lui demande de rassurer les habitants d'Estagel et de faire en sorte que la classe de maternelle devant être fermée soit maintenue. Il en va aussi de la bonne utilisation des deniers publics, l'école d'Estagel ayant été en partie construite grâce aux impôts locaux. La crise des « Gilets jaunes » a été rendue possible du fait que les citoyens ont le sentiment que l'argent public n'est plus correctement utilisé. En effet, il semble depuis quelques années que les citoyens sont pressurés par l'impôt sans que les services publics s'améliorent et, même pire, en constatant leur dégradation.