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Person

Louis Aliot

France

Memberships

  • RN · PARPOL · 1 December 2018 – 21 June 2022
  • FRANCOPHON · GE · 30 April 2018 – 2 August 2020
  • CHRETIENOR · GE · 22 February 2018 – 2 August 2020
  • RAPATRIÉS · GE · 20 February 2018 – 2 August 2020
  • ENJEURURAL · GE · 19 February 2018 – 2 August 2020
  • FN · PARPOL · 1 December 2017 – 30 November 2018
  • AND · GA · 15 November 2017 – 2 August 2020
  • IP · GEVI · 8 November 2017 – 2 August 2020
  • IOC · GEVI · 20 October 2017 – 7 November 2017
  • VAT · GEVI · 20 October 2017 – 2 August 2020
  • AUS · GA · 20 October 2017 – 2 August 2020
  • ESP · GA · 20 October 2017 – 2 August 2020
  • AND · GA · 20 October 2017 – 2 August 2020
  • CION_DEF · COMPER · 29 June 2017 – 2 August 2020
  • NI · GP · 27 June 2017 – 2 August 2020
  • NI · GP · 21 June 2017 – 26 June 2017
  • AN · ASSEMBLEE · 18 June 2017 – 2 August 2020

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Question· Question écrite20462answered

Question 20462 — élections et référendums

France · National Assembly

M. Louis Aliot attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur les difficultés rencontrées sur le site pour le RIP relatif aux Aéroports de Paris. Le site créé par le ministère de l'intérieur pour soutenir la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation du groupe Aéroports de Paris connaît de sérieux « bugs » depuis son lancement, de nombreux internautes affirmant n'avoir pas pu faire part de leur avis. Par ailleurs, il semblerait que le site soit d'un abord si complexe qu'il en serait décourageant pour les Français les moins familiers avec l'informatique. Il lui demande si ces problèmes seront réglés rapidement, afin que la procédure de référendum d'initiative partagée ne soit entachée d'aucun soupçon.

Question· Question écrite18160open

Question 18160 — ordre public

France · National Assembly

M. Louis Aliot attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur l'incendie criminel de l'église Saint-Sulpice (Paris VI). L'église Saint-Sulpice (Paris VI) a été incendiée le dimanche 17 mars 2019. Un sinistre dont l'origine serait « humaine » et « délibérée » selon les premières conclusions du laboratoire central de la police. Entre le 28 janvier et le 10 février 2019, pas moins de neuf églises ont été cibles, dont quatre actes de « profanation » et cinq actes de vandalisme. Selon les chiffres 2017 du ministère de l'intérieur, l'église catholique et les églises chrétiennes détiennent le record d'atteintes aux lieux de culte : 878 sur les 978 actes recensés, ce qui correspond à environ deux églises visées par jour. Cette série d'actes malveillants interroge. Sont-ce des actes isolés ou s'inscrivent-ils dans une tendance ? Si oui, il aimerait savoir quels individus en sont à l'origine, et s'ils appartiennent à des groupes politiques, associatifs ou religieux.

Question· Question écrite16320open

Question 16320 — personnes handicapées

France · National Assembly

M. Louis Aliot alerte Mme la ministre des solidarités et de la santé sur la crise à la maison d'accueil spécialisée du Nid Cerdan. La maison d'accueil spécialisée du Nid Cerdan à Saillagouse accueille 45 adultes handicapés, parmi lesquels une quinzaine en situation de transit logés depuis deux ans dans des Algecos attenants. La plupart des résidents souffrent de troubles autistiques nécessitant des soins continus, mais aussi et surtout une présence humaine au long cours dans un environnement paisible que leur procurent les 62 professionnels qui veillent nuit et jour sur eux. Avec le temps, des liens forts se sont créés entre les résidents et le personnel soignant, des liens que d'aucuns qualifieraient de familiaux. La maison d'accueil spécialisée (MAS) consiste en un bâtiment de 3 000 m2 implanté sur terrain de 40 000 m2 appartenant à la Caisse nationale d'assurance maladie. Malheureusement, les lieux ne sont plus adaptés aux résidents, de l'avis unanime des familles, du personnel et des directions locales et régionales. Un ressenti confirmé par les gestionnaires de l'Union générale des établissements Caisse assurance maladie qui ont fait appel à deux cabinet d'experts, lesquels ont estimé que les bâtiments n'étaient plus adaptés à leurs missions, mais aussi qu'ils complexifiaient le travail du personnel d'accueil pouvant engendrer à terme un important déficit qualitatif et financier. Un projet a donc été proposé pour sortir la MAS du Nid Cerdan de l'ornière : diviser le terrain en deux parcelles pour financer la construction d'un nouveau bâtiment sur la parcelle conservée à l'aide de l'argent gagné sur la revente de l'autre moitié. En avril 2017, les plans du nouveau bâtiment étaient prêts pour une construction qui aurait dû être achevée en octobre 2018. Pourtant, le projet est encore au point mort. Une période d'atermoiements coupables a bloqué ce qui était nécessaire, notamment de la part de l'Union générale des établissements Caisse assurance maladie qui a émis l'idée que la construction ne serait pas « rentable », nourrissant peut-être l'objectif de délocaliser la MAS. Une solution inacceptable pour les résidents et les employés. En conséquence, le personnel a déposé un préavis de grève, afin que les 62 emplois soient conservés sur le plateau de Cerdagne déjà touché par une grave crise économique. Il lui demande donc si le ministère de la santé a décidé d'intervenir directement pour que le projet initial de revalorisation de la MAS de Cerdagne soit maintenu. 45 adultes handicapés et 62 professionnels attendent de connaître leur destin. À l'heure où les régions se dépeuplent du fait de la baisse de l'activité économique, il serait bon de tout faire pour préserver les emplois locaux et les chaines de solidarité naturelle.

Question· Question écrite16313answered

Question 16313 — numérique

France · National Assembly

M. Louis Aliot interroge M. le secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie et des finances et du ministre de l'action et des comptes publics, chargé du numérique, sur la publicité gratuite offerte à Google par l'Élysée. Le 21 janvier 2019, le compte twitter officiel de l'Élysée diffusait une vidéo de Sébastien Missoffe, directeur général de Google France. Ce dernier y défend les investissements de la compagnie américaine sur le territoire français, devant le logo de la marque. En fait d'investissements, faudrait-il parler d'une stratégie de colonisation numérique de la France, Google ayant « formé » des Français à l'utilisation des nouvelles technologies grâce à un partenariat avec l'État français. Ces formations comprenaient aussi du développement personnel, à en juger par les photos diffusées par certaines universités qui ont fait le choix de travailler directement avec le géant de l'internet. Pourquoi l'État a-t-il décidé de donner une telle visibilité à une entreprise transnationale américaine qui s'affranchit de plus en plus des souverainetés nationales, notamment fiscales ? En 2017, avant que le tribunal administratif de Paris ne s'aplatisse, l'État réclamait 1,1 milliard d'euros d'impôts à Google. Une entreprise que, par ailleurs, la CNIL vient de condamner en formation restreinte au paiement d'une amende de 50 millions d'euros - ce qui ne pèse pas lourd au regard de son chiffre d'affaires annuel (plus de 100 milliards de dollars en 2017) - en raison de son « manque de transparence » et d'une « absence de consentement valable pour la personnification de la publicité ». Il lui demande donc pourquoi l'État assure le service après-vente d'une société en infraction avec tant de lois françaises, quand dans le même temps un service concurrent français appelé Qwant propose un modèle respectueux de la vie privée des utilisateurs.

Question· Question écrite11191open

Question 11191 — services publics

France · National Assembly

M. Louis Aliot interroge M. le ministre de l'économie et des finances sur la situation des trésoreries des finances publiques dans la France périphérique et la ruralité. Le département des Pyrénées-Orientales voit de multiples trésoreries des finances publiques fermer. Après Port-Vendres et Boulou dont les fermetures sont déjà quasiment actées, les trésoreries d'Ille-sur-Têt, Saillagouse et Saint-Paul-de-Fenouillet sont aussi menacées. Les susmentionnées succursales rurales des finances publiques ont encore été pointées du doigt par la commission administrative paritaire organisée fin juin 2018 pour répartir les effectifs à la rentrée prochaine. Ainsi, l'agence d'Ille-sur-Têt pourrait perdre deux agents sur les quatre dont elle disposait, de même que celle de Saint-Paul-de-Fenouillet verrait deux de ses agents parmi trois partir, fonction de leurs déficits. Toutes ces fermetures, décidées ou en projet, auront des conséquences pour les usagers, souvent âgés, et qui ont besoin d'aide. La ruralité est totalement abandonnée dans le pays, où 400 centres des finances publiques, quelques 800 centres d'incendies et de secours et d'innombrables petits hôpitaux ont mis la clef sous la porte depuis 2009. Les citoyens les plus modestes qui y vivent, déjà frappés de plein fouet par la hausse des carburants, sont les premiers laissés-pour-compte de cette désertification et de cette capitulation de l'État. Il faut restaurer l'égalité d'accès au service public par la mise en place d'un bouclier rural, afin que les Français les plus vulnérables retrouvent foi en la République. Il lui demande ce qu'il compte faire pour les trésoreries des finances publiques dans la ruralité, particulièrement dans les Pyrénées-Orientales.

Question· Question écrite17128open

Question 17128 — pollution

France · National Assembly

M. Louis Aliot attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire sur le problème des « boues rouges ». Des opposants aux rejets en mer et au stockage en plein air des « boues rouges » de l'usine Alteo de Gardanne ont déversé un chargement de 10 tonnes devant le ministère de la transition écologique, le 12 février 2019. L'association varoise a également déversé une tonne de ces « boues rouges » toxiques sur les Champs-Élysées, devant le bureau français de la société HIG, actionnaire d'Alteo. Menés par le géographe Olivier Dubuquoy, les militants de l'association de protection de l'océan demandent l'arrêt de cette « pollution, chargée de métaux lourds et de radioactivité [...], rejetée en mer comme c'est le cas depuis 1966 ou à terre à même le sol et à l'air libre depuis 2006 ». Ils étaient, en ce début du mois de février 2019, mobilisés à Paris pour protester contre le projet d'agrandissement des zones de stockage prévu par l'usine d'alumine de Gardanne. Il lui demande ce que compte faire le ministère de l'écologie contre cette pollution des mers et des océans.

Question· Question écrite11314open

Question 11314 — femmes

France · National Assembly

M. Louis Aliot interroge M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur, sur les agressions sexuelles lors des fêtes qui ont suivi la victoire de l'équipe de France en finale de coupe du monde football, le 15 juillet 2018. Le dimanche 15 juillet, la France fêtait la victoire en coupe du monde. En théorie, on pourrait croire que ces grands moments de joie et communion populaires, s'ils sont toujours un peu agités, sont aussi bons enfants et conviviaux. Qui ne se souvient, d'ailleurs, de 1998 où les familles manifestaient leur bonheur de la victoire des Bleus d'Aimé Jacquet avec leurs enfants dans toutes les rues du pays ? Malheureusement, il semblerait que la France soit aujourd'hui profondément changée, pour que même ces beaux moments soient entachés par des évènements dramatiques. Evidemment, les émeutes et les casses de magasins perpétrés, en marge de la liesse populaire, par ceux que l'on nomme pudiquement des « jeunes », ont déjà été évoqués. La question des agressions sexuelles n'a, en revanche, que peu été posée. Pourtant, Paris, Nantes ou Lyon, au soir du 15 juillet 2018 avaient bien des airs de Cologne au soir du nouvel an de sinistre mémoire, lors duquel des dizaines de jeunes femmes avaient été agressées sexuellement, certaines violées par des « migrants ». Ainsi dans Madame Le Figaro, une jeune femme appelée Rose, venue assister à la finale depuis les champs Elysées, témoigne : « Il y a eu un mouvement de foule, des gaz lacrymogènes. J'ai quasiment perdu connaissance. Alors qu'une de mes amies me portait pour me mettre à l'abri, un mec a commencé par me toucher les fesses puis le sexe à travers mon short. Je me suis retournée. J'ai vu son visage. Je m'en souviendrai toute ma vie. Tout ce que je vais retenir de la victoire, c'est mon agression sexuelle sur les Champs-Élysées ». Un témoignage parmi des centaines similaires, la majorité des cas d'agressions n'ayant même pas fait l'objet d'une plainte. Ces agressions sexuelles lors des grandes manifestations populaires sont symptomatiques d'une société en voie d'« ensauvagement », de plus en plus violente, où les femmes hésitent à sortir seules la nuit de crainte d'être les victimes de prédateurs. Ce n'est pas tolérable. Il lui demande ce qu'il compte faire pour éviter que tous les grands évènements soient synonymes d'agressions sexuelles de masse. Il souhaite également savoir combien de plaintes pour des faits d'agression sexuelle en marge des manifestations de joie générées par la victoire en finale de la coupe du monde de football ont été enregistrées le soir du 15 juillet 2018.

Question· Question écrite10686open

Question 10686 — chambres consulaires

France · National Assembly

M. Louis Aliot interroge M. le ministre de l'économie et des finances sur la situation critique que vivent actuellement les chambres de commerce et d'industrie. Déjà rudement attaquées en 2014, les chambres de commerce et d'industrie voient leurs dotations baisser à des niveaux dramatiques, mettant en jeu la pérennité même de ces institutions. Les CCI sont, en effet, des organisations de première importance pour la défense des intérêts des entreprises, agissant pleinement pour le développement micro-économique des territoires. Pourtant, poursuivant l'œuvre socialiste entamée sous François Hollande, du temps où Emmanuel Macron était ministre de l'économie, Bruno Le Maire annonçait ce mardi une baisse de 400 millions d'euros des crédits alloués aux CCI, correspondant à une réduction des effectifs estimée à 2 500 temps plein, dans le cadre d'une « restructuration » destinée à recentrer le réseau sur ses « missions prioritaires ». De leur côté, les salariés des CCI se disent très inquiets face aux nouvelles restrictions budgétaires demandées par l'État. Pour les responsables des établissements, pour les salariés et pour de nombreux élus, c'est l'avenir des CCI qui est désormais sur la table, cette nouvelle réforme pouvant signifier leur arrêt de mort. Au même titre que les autres organismes publics, les CCI doivent contribuer à l'effort de rétablissement des comptes publics. Toutefois, les CCI sont sollicitées plus que de raison. Les sacrifices consentis sont presque insoutenables, alors qu'il leur est toujours demandé de pleinement participer au maillage économique des territoires, ainsi que de favoriser l'innovation et l'investissement. Les représentants des CCI estiment donc à juste titre que les coupes budgétaires qu'ils subissent depuis maintenant plus de 6 ans sans discontinuer vont à l'encontre de l'efficacité, de la proximité, de l'accompagnement des entreprises ou bien encore de la mise en place d'actions de communication nécessaires à la promotion de nouvelles branches de l'économie. Quelles seront les mesures mises en œuvre pour accompagner les chambres consulaires à l'avenir ? Des mécanismes de compensation sont-ils prévus ? Il lui demande si le ministère prévoit de maintenir les emplois menacés, dans un contexte social déjà extrêmement difficile.

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Question 13288 — femmes

France · National Assembly

M. Louis Aliot attire l'attention de Mme la secrétaire d'État, auprès du Premier ministre, chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, sur la chronique sexiste de Daniel Morin contre la journaliste Charlotte d'Ornellas. En décembre 2017, Mme la secrétaire d'État signalait au Conseil supérieur de l'audiovisuel la « blague indigne » de l'animateur Tex, en sa qualité de secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les hommes et les femmes. Peu de temps après, Tex était renvoyé après dix-sept ans de bons et loyaux services sur France 2 à la présentation du jeu « Les Z'Amours ». Alors que la folie « Me Too » et « Balance Ton Porc » a fait des hommes des « porcs émissaires », selon le mot de la journaliste Eugénie Bastié, le silence de Mme la secrétaire d'État après la diffusion d'une tribune « humoristique » du chroniqueur Daniel Morin, visant en des termes explicites et grossiers la journaliste Charlotte d'Ornellas, laisse planer un doute sur les orientations du ministère. Les journalistes ouvertement de droite, puisque Mme d'Ornellas le revendique elle-même, n'auraient-elles pas le droit à la même sollicitude de la part du secrétariat d'État chargé de l'égalité entre les hommes et les femmes que les autres ? Rappelons que Mme d'Ornellas avait aussi subi des insultes de la part du rappeur Jok'Air, auxquelles l'activiste Rokhaya Diallo n'avait rien trouvé à redire sur Twitter. Ce double standard indique que selon que vous apparteniez à l'idéologie la plus forte, ou la plus acceptée, ou que vous soyiez un membre éminent du « camp du bien », les jugements de cour diffèreront. Pourtant, la chronique de Daniel Morin, rangé à gauche, était d'une virulence extrême, lourdement sexiste et insultante. Il lui demande donc si elle compte signaler cette chronique au CSA, du moins si ses engagements sont cohérents.

Question· Question écrite11335open

Question 11335 — immigration

France · National Assembly

M. Louis Aliot interroge M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur sur l'arrivée de migrants dans les Pyrénées. Si la Grèce et l'Italie semblent toujours être les deux principaux points d'arrivée des « migrants », l'Espagne pourrait être de nouveau au centre des hostilités et redevenir le passage le plus important de l'immigration clandestine à destination du continent européen. Par sa position géographique, l'Espagne est naturellement exposée à ce fléau moderne, en dépit de l'aide du royaume du Maroc, appui essentiel pour l'Europe dans la lutte contre l'immigration qui a longtemps joué son rôle de tampon, nous permettant de repousser une partie des « migrants » subsahariens. Néanmoins, la nouvelle politique migratoire italienne décidée par Giuseppe Conte et Matteo Salvini, beaucoup plus sévères que leurs prédécesseurs, provoquera l'ouverture de nouvelles routes et attirera immanquablement les candidats à l'entrée sur le continent septentrional vers Ceuta. En effet, la route depuis la Libye sera bientôt totalement bouchée par l'augmentation des patrouilles de garde-côtes libyens. Si l'an dernier l'Italie recevait près de 120 000 migrants, la signature de l'accord mi-juillet 2017 avec les garde-côtes libyens, a provoqué une chute de 75 % des arrivées, qui s'intensifiera largement dans les prochains mois. De son côté, l'Espagne a reçu l'an dernier près de 23 000 migrants, dont une moitié de Marocains, et beaucoup d'Algériens et d'Ivoiriens. Fabrice Leggeri, chef de l'agence européenne de gardes-frontières et de garde-côtes Frontex, soulignait récemment que quelque 6 000 immigrants avaient débarqué sur les côtes espagnoles pour le seul mois de juin de cette année, quasiment autant que pour les six premiers mois de l'an dernier. « Si vous me demandez quelle est ma plus grande inquiétude actuellement, je dirais l'Espagne », a-t-il par la suite déclaré au journal allemand Welt am Sonntag . Passés par l'Espagne, les « migrants » ne souhaitant pas s'installer dans la péninsule ibérique et désireux de rejoindre la partie nord du continent devront passer par les Pyrénées. Il lui demande ce qu'il a prévu pour y faire face. Naturellement, le département des Pyrénées-Orientales sera le plus exposé. On sait que les trafiquants de cigarettes, venus de Perpignan ou Toulouse, et actuellement poursuivis sans relâche par les douaniers stationnés à la frontière andorrane, connaissent bien nos montagnes. Il lui demande s'il croit que certains puissent organiser de lucratifs passages de clandestins candidats à l'exil.

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Question 13335 — ordre public

France · National Assembly

M. Louis Aliot attire l'attention de M. le Premier ministre sur les graves problèmes d'insécurité soulevés par Gérard Collomb lors de son discours de départ. « Le terme de reconquête républicaine prend dans ces quartiers tout son sens. (...) Il faut assurer la sécurité dans ces quartiers mais il faut fondamentalement les changer. Quand les quartiers se paupérisent, se ghettoïsent, il ne peut y avoir que des difficultés (...) On vit côte à côte, je crains que demain on ne vive face à face, nous sommes en face de problèmes immenses », a déclaré Gérard Collomb lors de son discours de départ du ministère de l'intérieur. Si François Hollande avait déjà parlé de « sécession » dans ses confidences aux journalistes auteurs de l'ouvrage Un Président ne devrait pas dire ça , c'est la première fois qu'un ministre de l'intérieur décrit une situation aussi tendue et chaotique, presque synonyme d'un pays au bord de la guerre civile. Pourtant, il a fallu une semaine d'atermoiements coupables et de polémiques, pour que le Président de la République finisse par « accepter » la démission de Gérard Collomb, désormais revenu dans sa ville de Lyon. Preuve d'une forme de vacance du pouvoir, le Premier ministre doit occuper les fonctions de ministre de l'intérieur pendant une période encore indéterminée. Alors que les quartiers s'embrasent, que les agressions ultra violentes se multiplient, que le racisme anti blancs est un phénomène de société et que le problème de l'islamisme n'a jamais été aussi vivace, les Français méritent de savoir s'il y a toujours un capitaine à la barre pour maintenir l'ordre public républicain, et si une politique prospective sur le temps long, ainsi que les moyens nécessaires, seront enfin mis en place. Il souhaiterait connaître ses intentions sur cette question.

Question· Question écrite13423open

Question 13423 — administration

France · National Assembly

M. Louis Aliot attire l'attention de M. le secrétaire d'État, auprès du ministre de l'action et des comptes publics, sur le mauvais exemple donné par l'École nationale d'administration censée enseigner la bonne gestion des deniers publics. Les comptes de l'École nationale d'administration affichaient un déficit de 2,8 millions d'euros en 2017 sur un budget total de 40,8 millions d'euros, notamment en raison de factures impayées par des « clients ». Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer d'une part, si des cours spécifiques de recouvrement de créances vont, à l'avenir, être dispensés aux élèves et d'autre part, les mesures qu'il entend prendre afin de permettre un redressement durable des comptes de l'école, gage de sa crédibilité.

Question· Question écrite13699answered

Question 13699 — cérémonies publiques et fêtes légales

France · National Assembly

M. Louis Aliot interroge M. le Premier ministre sur les commémorations du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, le 11 novembre 2018. L'Élysée a récemment fait savoir que le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, le 11 novembre 2018, se déroulerait sans « expression trop militaire », ni « hommage aux maréchaux ». Cette décision aurait été prise en accord avec l'Allemagne et Angela Merkel en personne, qui devrait assister aux cérémonies. L'idée est donc de ne pas célébrer la victoire française. À cela deux raisons : éviter de rendre hommage aux huit maréchaux, parmi lesquels Philippe Pétain le héros de Verdun, et juger que la Grande Guerre fut d'abord et avant tout une boucherie. Le 11 novembre 2018, le « poilu » ne sera donc plus un militaire, mais un « civil » qui avait été armé par l'État pour participer à une guerre qui ne le concernait pas vraiment, selon une certaine sensibilité contemporaine alimentée par des œuvres de fiction. Il s'agit d'un pas de plus dans la repentance, dans le masochisme historique. Personne ne niera que la Grande Guerre fut une ignoble boucherie, et que, par certains aspects, tous les protagonistes en sortirent perdants. Mais les symboles ont du poids, ont un sens, et les mythes sont constitutifs de l'histoire. Le 11 novembre représente depuis plus d'un siècle une victoire française, ce qui est, par ailleurs, parfaitement exact sur le plan militaire. Les troupes françaises ont combattu avec une vaillance extraordinaire, face à un ennemi parti gagnant, et ont triomphé alors que rien ne pouvait le laisser supposer au commencement de la guerre. En leur honneur et en hommage à la bravoure légendaire du soldat français, il convient de commémorer la victoire, comme tous les autres pays du monde le font. Il souhaiterait donc connaître ses intentions sur le sujet.

Question· Question écrite14191open

Question 14191 — politique extérieure

France · National Assembly

M. Louis Aliot attire l'attention de Mme la ministre des armées sur l'hommage rendu par le Premier ministre au président Hô Chi Minh. En visite officielle au Vietnam, le Premier ministre a visité la maison de l'ancien président de la République démocratique du Viet Nâm, Hô chi Minh. En quittant les lieux, Édouard Philippe a laissé ce mot, qu'il convient de retranscrire dans son intégralité pour en mesurer la portée : « À Hanoï, je suis heureux de célébrer l'amitié entre nos deux pays et de rendre hommage au président Hô Chi Minh, artisan de l'indépendance d'une grande et belle nation. L'austérité sereine du bureau de Hô Chi Minh montre combien le travail et le calme, la détermination et la constance servent les projets des États ». Nguyen Phu Trong, actuel président du Viet Nâm ayant succédé à feu Tran Dai Quang, décédé en septembre 2018, n'exigeait pas de la France qu'elle s'agenouille devant un de ses anciens ennemis. Du reste, jamais la France n'aurait eu l'outrecuidance de demander à ses amis vietnamiens de se rendre à Dien Bien Phu, ce qu'ils n'ont d'ailleurs pas fait, eux chérissant encore le souvenir de leurs soldats. Pourtant, le Premier ministre a anticipé les demandes supposées d'un pays non revanchiste, en méprisant par la même occasion tous les soldats français et leurs alliés vietnamiens morts au combat contre les forces communistes dans ce qu'on appelait naguère l'Indochine. Cette fâcheuse habitude de la repentance semble devenir une doctrine pour les gouvernants français qui, de l'Algérie aux commémorations du 11 novembre, n'ont de cesse de rabaisser la France. Par ailleurs, depuis l'élection d'Emmanuel Macron, le ministère dédié aux anciens combattants a disparu. Sans aller jusqu'à établir une relation de cause à effet, l'entêtement de l'Élysée et de Matignon à occulter la mémoire militaire française ne manque pas d'étonner. Il lui demande quelle est la position du Gouvernement sur ces questions.

Question· Question écrite14304open

Question 14304 — cérémonies publiques et fêtes légales

France · National Assembly

M. Louis Aliot attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur le choix d'Angélique Kidjo pour les commémorations de 11 novembre 2018. Le dimanche 11 novembre 2018, la France commémorait sous les yeux du monde le centenaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale, en présence de nombreux et importants chefs d'États. Donald Trump, Vladimir Poutine, Angela Merkel ou le roi du Maroc Mohammed VI avaient ainsi répondu à l'invitation française. Les historiens s'accordent d'ailleurs tous sur un point : l'issue finale de la Première Guerre mondiale fut rendue possible par l'immense effort de guerre français, par l'abnégation de tout un peuple. S'il avait fallu faire défiler les morts français au combat de la période 14-18 sur les Champs Élysées, cela aurait pris environ quinze jours sans interruption. Une comparaison qui suffit à elle seule à donner une idée de l'ampleur du massacre. Ce n'était donc ni l'endroit ni le moment pour des considérations politiciennes et électorales. Pourtant, Emmanuel Macron n'a pu se retenir de glisser quelques messages çà et là, insistant sur le multiculturalisme, fustigeant le « nationalisme » et louangeant l'Union européenne, seul rempart contre la guerre à l'en croire. Un détail passé inaperçu en dit long. La chanteuse franco-béninoise Angélique Kidjo, invitée pour chanter à la fin de la cérémonie, juste avant le discours du Président Macron, est une opposante déclarée au Président américain Donald Trump. Installée aux États-Unis depuis 1998, madame Kidjo a même publié une tribune sur le site internet du journal Le Monde narrant sa présence à la « Women's march » de protestation anti Trump du 21 janvier 2017, au lendemain de l'investiture du président républicain. Il est notamment écrit dans cette tribune : « Nous, les femmes horrifiées par cette élection, nous sommes toujours là, notre voix ne va pas disparaître, nous ne nous soumettrons pas à la nouvelle idéologie dominante ». Difficile d'y voir un hasard quand l'Élysée compte parmi ses communicants des personnalités proches des réseaux démocrates « étatsuniens ». Était-ce une manière de défier l'un des invités, représentant d'une nation doublement alliée de la France ? Si tel est le cas, cela montrerait à quel point la présidence Macron ne respecte rien ni personne, pas plus les Français que les États étrangers. Il lui demande de bien vouloir l'éclairer sur ces questions.

Question· Question écrite12188open

Question 12188 — immigration

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M. Louis Aliot attire l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur, sur l'urgence migratoire à Mayotte. Mayotte est dans une situation d'urgence migratoire absolue. Bien que Mayotte soit le département le plus pauvre de France, son PIB est pourtant dix fois supérieur à celui de l'Union des Comores voisine. Depuis 2011, Mayotte est en proie à d'importants mouvements sociaux causés par l'augmentation du coût de la vie et l'immigration massive venue des Comores. Ces derniers mois, Mayotte a été en proie à des blocages et des manifestations légitimes et justifiées, organisés par une intersyndicale et des collectifs d'associations. Selon l'Insee, Mayotte a enregistré en 2017 un nouveau record de naissances avec 9 760 nouveau-nés recensés. Sur ces naissances, les trois quarts des mères sont de nationalité étrangère en majorité des Comoriennes (69 %). L'Insee montre que, par ailleurs, 19 % de ces enfants sont nés d'une mère et d'un père français, 39 % d'un couple mixte et 42 % d'un père et d'une mère étrangers. Autre caractéristique des naissances à Mayotte en 2017, 470 enfants sont nés de mères mineures, avec 120 mères âgées de 15 ans ou moins, les plus jeunes ayant 12 ans. Une mère sur 20 à Mayotte est mineure, ce qui représente 5 % des naissances contre 2 % à La Réunion et 0,4 % en métropole. Si le droit du sol pour l'acquisition de la nationalité française n'est plus automatique à Mayotte, du fait de l'adoption d'un amendement dans le cadre de la loi Asile et Immigration prévoyant que, pour les enfants nés à Mayotte, le droit du sol soit applicable pour le cas où, au jour de la naissance, un de ses parents ait été présent de manière régulière sur le territoire national depuis plus de trois mois. Une mesure louable, mais largement insuffisante. Mayotte est un point d'entrée ultramarin vers la France et ses avantages, offert à des clandestins qui n'ont rien à faire sur le sol français. Plus largement, il convient d'ouvrir une réflexion supplémentaire sur la question de l'acquisition de la nationalité française, le statut spécifique à Mayotte (qui est minimal) devant être adopté pour la métropole. Il lui demande quelle est la position du Gouvernement sur cette question.

Question· Question écrite13233open

Question 13233 — arts et spectacles

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M. Louis Aliot appelle l'attention de Mme la ministre de la culture sur le dossier du théâtre municipal Jordi Pere Cerda de Perpignan. Le ministère de la culture et la mairie de Perpignan se déchirent à propos du théâtre municipal Jordi Pere Cerda. Le maire de Perpignan Jean-Marc Pujol souhaite que le théâtre puisse être utilisé prochainement comme amphithéâtre universitaire, puisque la ville ne dispose pas de suffisamment de lieux pour accueillir le deuxième volet d'implantation des étudiants en centre-ville. Mme la ministre a, de son côté, déclaré qu' « aucune salle de spectacles publics spécialement aménagée de façon permanente pour y donner des concerts, des spectacles de variétés ou des représentations d'art dramatique, lyrique ou chorégraphique, ne peut recevoir une autre affectation ni être démolie sans que le propriétaire ou l'usager ait obtenu l'autorisation du ministre chargé de la culture ». Alors qu'aucune solution ne semble trouvée, la balle est dans le camp du ministère qui reste évasif. Les étudiants perpignanais, les amateurs de théâtre, et plus généralement les Perpignanais, aimeraient savoir où en est ce dossier. Il souhaiterait donc connaître ses intentions sur cette question.

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Question 15360 — terrorisme

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M. Louis Aliot attire l'attention de M. le ministre de l'intérieur sur la binationalité de Cherif Chekatt. Toujours recherché activement par les forces de l'ordre, le terroriste islamiste Cherif Chekatt a frappé le 11 décembre 2018 à Strasbourg, faisant deux morts et treize blessés graves. Pour l'heure, la presse a indiqué que cet homme âgé de 29 ans avait été déjà condamné à 27 reprises depuis ses 13 ans, s'étant fait remarquer des services de police dès son dixième anniversaire. Un profil de criminel de droit commun habituel dans les affaires terroristes, semblables à ceux des frères Kouachi, de Mohamed Merah, de Salah Abdeslam, d'Abdelhamid Abbaoud ou de Sid Ahmed Ghlam, pour ne citer que quelques-uns de ces tristement célèbres ennemis de la Nation. Fiché S, comme son propre père et son frère, Cherif Chekatt se serait « radicalisé » en prison entre l'année 2013 et l'année 2015. Il devait être appréhendé mardi 11 décembre 2018 pour tentative d'homicide et association de malfaiteurs. En août 2018, avec trois complices, il aurait participé à une expédition punitive qui aurait mal tourné contre un rival d'une commune voisine, blessant grièvement sa victime d'un coup de couteau. Lors de la perquisition de son domicile, des grenades et une arme à feu avaient été découverts. Il serait important de savoir si Cherif Chekatt était binational comme l'indique la presse. Le cas échéant, il souhaite savoir quelles sont ses deux nationalités, et comment il les a obtenues.

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Question 15849 — donations et successions

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M. Louis Aliot attire l'attention de M. le secrétaire d'État, auprès du ministre de l'action et des comptes publics, sur la redéfinition de la notion d'abus de droit en matière fiscale dans la loi de finances pour l'année 2019. Le proverbe populaire veut que le diable « se cache dans les détails ». Ainsi, la loi de finances pour l'année 2019 cache un petit « détail » qui pourrait se révéler dévastateur pour le contribuable français, consistant en une modification de la notion d'abus de droit en matière fiscale. La majorité a adopté un amendement étendant l'abus de droit aux « opérations à motivation fiscale principale et non exclusive ». Pourraient notamment être concernées, en cas d'application littérale du texte, les donations immobilières en nue-propriété. « Si cette disposition entre en vigueur, face à tout schéma juridique un tant soit peu complexe, surgira l'épineuse question de savoir si l'objectif principal est l'opération elle-même ou l'avantage fiscal qu'elle procure. De nombreuses opérations juridiques, fréquentes en pratique, que ce soit dans la sphère de l'entreprise ou auprès des particuliers, sont concernées », ont écrit les juristes du Cercle des fiscalistes dans une tribune accordée au Figaro . Alors que des groupes de pression s'élèvent pour augmenter de manière très importante les droits de succession, à l'image du laboratoire d'idées Terra Nova, cette nouvelle disposition inquiète. Il lui demande donc quelle était la véritable intention du législateur.

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Question 15887 — outre-mer

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M. Louis Aliot rappelle à Mme la ministre des outre-mer que le référendum d'autodétermination en Nouvelle-Calédonie a été sans appel, confirmant que les Français de Nouvelle-Calédonie souhaitent rester Français. « Je pense que le gouvernement proposera une méthode de travail, des rendez-vous mais aussi peut-être une vision de ce que pourrait être demain la Calédonie associée à la France », déclarait Mme la ministre à la presse le 4 janvier 2018. Un choix de mots étonnant, sinon choquant, alors que les Français de Nouvelle-Calédonie ont répondu « non » à 56,67 % lors du référendum d'auto-détermination du 4 novembre 2018, avec une participation de 81,01 %. Ils ont, par ce vote, manifesté leur volonté de ne pas être de simples « associés » de la France, mais bien des Français à part entière. Du reste, les partis anti-indépendantistes ont fait savoir que la formulation de Mme la ministre les avait surpris et inquiétés. Il tient donc à savoir si le vote populaire sera une nouvelle fois méprisé par l'exécutif, comme ce fut le cas lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy, quand le Parlement a défait le vote des Français exprimé par référendum en 2005, créant un fâcheux précédent dont nous continuons de payer les conséquences. Il veut aussi connaître précisément ce que le Gouvernement prévoit pour la Nouvelle-Calédonie dans les années à venir.

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Question 13330 — maladies

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M. Louis Aliot attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le manque de financement de la recherche sur les cancers et leucémies touchant les enfants. Cancers et leucémies sont la première cause de mortalité infantile par maladie en France, avec 500 décès tous les ans pour 2 500 diagnostics. En dépit des recherches et de l'implication des médecins, ces chiffres stagnent depuis au moins 15 ans. À cela une raison notamment : moins de 3% des financements publics pour la recherche sur les cancers sont alloués aux cancers pédiatriques. Pourtant, les cancers atteignant les enfants ont leurs propres spécificités et se distinguent considérablement de ceux qui touchent les adultes. Vingt millions d'euros par an pourraient combler le déficit de financement de la recherche en matière de cancers pédiatriques. En outre, il faudrait pouvoir maintenir l'allocation journalière de présence parentale (AJPP) durant la durée réelle de la maladie (contre 310 jours actuellement, y compris lorsque la maladie dure plus longtemps et que le parent, parfois seul, doit obligatoirement accompagner l'enfant) et la revaloriser, mais aussi étendre le capital décès public aux parents d'un enfant décédé (ce montant de 3415 euros versé par la CPAM aux ayants droits d'un adulte décédé exclut le décès d'un enfant). Il n'y aurait pas à chercher bien loin pour trouver ce financement qui pourrait être mixte. Faisant suite à un amendement rejeté de Benoit Simian (LREM) en date du 21 octobre 2017, il serait souhaitable de reprendre l'idée évoquée, consistant à affecter une partie de la taxe de solidarité sur les billets d'avion, dite « taxe Chirac », au budget de l'Institut national du cancer, afin de financer la recherche contre les cancers pédiatriques, pour 10 millions d'euros. Mais ça n'est pas tout. En décembre 2017, Contribuables associés publiait la liste des dix associations ayant reçu le plus de subventions de la part de l'État. Dans ce top 10, des noms connus : une association nationale pour la formation professionnelle des adultes épinglée par la Cour des comptes pour sa mauvaise gestion en 2014 ; une association qui se fait fort d'aider à l'accueil et à l'hébergement des réfugiés ; un Fonds pour le financement du dialogue social, bénéficiant aux syndicats de salariés et aux syndicats patronaux ; un fonds de coopération pour la jeunesse et l'éducation populaire qui s'adresse principalement aux jeunes des « quartiers ». Pourquoi donner 44 millions d'euros à une association dont l'objectif affiché est de « promouvoir, auprès de l'opinion et des pouvoirs publics, toutes les activités favorables au développement de la tradition d'asile et des migrations de droit, quelle que soit la conjoncture politique et économique » ? L'État devrait faire montre de volonté politique en trouvant les 10 millions d'euros manquants à la rechercher sur les cancers pédiatriques là où ils se trouvent : dans les dépenses inconsidérées pour des associations qui n'agissent pas concrètement au service du public. Il souhaiterait donc connaître ses intentions sur cette question.

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Question 16166 — transports aériens

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M. Louis Aliot attire l'attention de Mme la ministre, auprès du ministre d'État, ministre de la transition écologique et solidaire, chargée des transports, sur la diminution du nombre de lignes de la compagnie Hop à destination et au départ de Perpignan. Filiale d'Air France créée le 31 mars 2013, Hop ! est issue de la fusion entre trois anciennes filiales régionales de la principale compagnie aérienne française : Brit Air, Régional et Airlinair. De nombreux Français sont désormais dépendants du service fourni par Hop ! qui propose quotidiennement une centaine de destinations intranationales et européennes. Hop ! est donc une compagnie aérienne de proximité, réalisant l'essentiel de son chiffre d'affaires avec les courts et moyens courriers et maillon essentiel de la chaîne Air France pour concurrencer les compagnies dites low cost qui avaient durement affecté les résultats d'Air France-KLM à la fin des années 2000. Pour une ville comme Perpignan, se situant dans l'ultra-périphérie française et particulièrement éloignée de la capitale, les liaisons régulières assurées par Hop ! sont vitales. En hausse de fréquentation depuis deux ans, l'aéroport de Perpignan est extrêmement dynamique, du fait notamment de l'éloignement relatif de notre ville de Toulouse et Montpellier. Il se demande donc ce qui a bien pu pousser la direction de Hop ! à vouloir réduire son programme perpignanais, dont l'offre chutera de 12 % en 2019 durant les quatre mois les plus chargés de l'année (juin à septembre). À en croire les informations rapportées par L'Indépendant , les Airbus A319 et A320 devraient « disparaître des radars » et être remplacés par de plus petits appareils, de 100 sièges au grand maximum. Mais ce n'est pas tout, les vols vers l'aéroport Charles-de-Gaulle seraient aussi partiellement sacrifiés, en dépit d'un taux de remplissage de 90 %. Il y aura une fréquence de moins, les quatre restantes étant par ailleurs effectuées par de plus petits avions (76 sièges au lieu de 100). Cette stratégie est pour le moins surprenante, sinon choquante, alors que Perpignan se développe grandement et que l'aéroport est de plus en plus fréquenté. Les chiffres le prouvent. 460 000 voyageurs ont fréquenté l'aéroport de Perpignan en 2018, contre 410 000 en 2017. Quant aux taux de remplissage, ils sont pareillement ultra satisfaisants. Ainsi, la ligne Perpignan-Charles-de-Gaulle à destination de Lille a battu des records en 2018, forte d'un taux de remplissage de 90 % en juin, de 88 % en août et de 87 % en septembre ! Longtemps isolée, Perpignan a besoin de transports aériens réguliers, nombreux et bon marché à destination de la moitié nord de la France. Ce nouveau monde que d'aucuns voulaient « hyper connecté » ne doit pas laisser les citoyens des régions provinciales les plus excentrées hors du développement, comme s'ils vivaient à l'étranger. En ce sens, il lui demande dans quelle mesure Hop ! pourrait revoir sa grille pour l'aéroport de Perpignan, et lui demande également d'agir de concert auprès d'Air France et de Hop !.

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Question 16285 — jeux et paris

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M. Louis Aliot appelle l'attention de M. le ministre de l'économie et des finances sur les bons résultats de la Française des jeux. Deuxième loterie européenne et quatrième mondiale, la Française des jeux (FDJ) fait le bilan de 2018, avec 15,8 milliards de mises réalisées sur l'année et une croissance de 4.4 %. Un total de 10,7 milliards d'euros a été reversé aux joueurs, parmi lesquels 198 sont devenus millionnaires. C'est un taux de retour proche de 68 %, en progression de près d'un point par rapport à 2017. Des chiffres record malgré une baisse du nombre de joueurs, estimés à 25 millions d'euros en 2018 contre 26 millions d'euros en 2017. Enfin, la FDJ a rapporté 3,3 milliards d'euros à l'État, qui détient la société à 72 %. Les mises numérisées en point de vente et en ligne progressent de 46 % et représentent 2,4 milliards d'euros, soit 15 % des mises totales. Le lancement des jeux Mission Patrimoine a été « un plein succès » selon le communiqué de la FDJ. Les Français ont misé pour 187 millions d'euros, et 21 millions ont été réattribués à la restauration du patrimoine français. C'est peu mais c'est déjà une bonne chose. Les paris sportifs ont également progressé de 21 %, dépassant ainsi les 3 milliards d'euros de revenus, ce qui a permis de juguler la concurrence de nouveaux opérateurs internationaux tels que Winamax ou Betclic. Principalement grâce à la Coupe du monde, qui a représenté un record de paris à 333 millions d'euros soit 75 % de plus qu'en 2014. Les jeux de tirage et de grattage restent néanmoins l'activité principale de l'opérateur public, avec 3,2 % de croissance et 7,69 milliards d'euros de mises. L'activité de loterie en revanche, comme le Loto, l'Euromillions ou le Keno, est en repli de 1,9 %, à 5,07 milliards d'euros. L'article 51 de la loi Pacte détaille les modalités de la privatisation de la Française des Jeux, sans fixer de calendrier. Compte tenu des difficultés actuelles de l'État sur le plan budgétaire, cette opération n'est pas souhaitable. Il lui demande si le Gouvernement peut redéfinir ses plans et renoncer à cette privatisation.

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Question 20590 — politique extérieure

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M. Louis Aliot attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur la cession des Îles éparses. Le Président aurait décidé de « restituer » les Îles éparses à Madagascar d'ici le 26 juin 2020. Ces îles sont riches en hydrocarbures, représentant donc un intérêt stratégique important pour la Nation. En outre, comme l'indiquait M. Haja Rasolontajovo au magazine Causeur , les Îles éparses sont « l'interface des trafics et de l'économie informelle qui nourrit l'islamisme galopant en Afrique », considérant que Madagascar n'a aujourd'hui pas les moyens militaires, économiques et institutionnels pour s'occuper de tels enjeux. Dernier point, les Îles éparses intéressent les États-Unis depuis longtemps, puisque l' US Geological Survey aurait remis - toujours selon M. Rasolontajovo - un rapport « stratégique sur le bassin de Morondava, selon lequel Juan de Nova et la province malgache regorgeaient potentiellement de quelque 17 milliards de barils de pétrole et 167 000 milliards de pieds cubes de gaz » - soit autant que l'Angola. Il lui demande si le Gouvernement a bien pris la mesure des conséquences de la rétrocession et s'il est possible que l'exécutif puisse faire machine arrière.

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