Mme Béatrice Bellamy interroge Mme la ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé et des solidarités, chargée des personnes âgées et des personnes handicapées, sur la prise en charge intégrale des fauteuils roulants en 2024. La liberté, la dignité et l'autonomie sont constitutifs de l'idéal pour une société inclusive. Ils sont des droits fondamentaux pour les Français en situation de handicap. En 2023, le Président de la République a pris l'engagement devant la Nation de la prise en charge intégrale de tous les fauteuils roulants manuels et électriques en 2024. Cette annonce a été perçue par tous comme un message bienvenu de progrès et de dignité. M. le Premier ministre a rappelé cet engagement lors de sa déclaration de politique générale le 30 janvier 2024. Il est impératif de sortir de la situation d'un reste à charge beaucoup trop élevé et de réduire les délais d'accès à ces dispositifs médicaux. La concrétisation de cet engagement tarde à venir et rien ne serait plus terrible qu'une espérance déçue après une si longue attente. Dans cette attente, de nombreuses inquiétudes se font jour. Celle des compatriotes handicapés, celle des familles, celle des associations et de tout un écosystème, des assembleurs au revendeurs. L'instauration de plafonds risque d'exclure de nombreux modèles de la prise en charge et pousser nos compatriotes vers des modèles moins adaptés. À l'heure où le pays se prépare à accueillir les jeux Paralympiques, des centaines de milliers de personnes en fauteuils attendent des réponses concrètes. Elle lui demande si, à la fin du mois d'août 2024, lorsque la flamme paralympique éclairera Paris, la France sera un pays garantissant la prise en charge intégrale de l'ensemble des fauteuils roulants.
Mme Béatrice Bellamy alerte Mme la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse sur le programme de sciences économiques et sociales de terminale et de la lourdeur des attendus pour les épreuves de spécialités au baccalauréat pour juin 2024. Le ministère de l'éducation nationale a fait un choix fort, attendu et bénéfique : celui de fixer les épreuves écrites de spécialités du bac au mois de juin. Les professeurs de sciences économiques et sociales (SES) sont nombreux à alerter sur la lourdeur du programme de terminale et notamment l'Association des professeurs de sciences économiques et sociales ». Ce programme compte 12 chapitres, entièrement évaluables, à cette heure, pour les épreuves du mois de juin. C'était 7 chapitres qui étaient évaluables lorsque les épreuves étaient en mars. C'est donc 5 chapitres supplémentaires attendus pour moins de trois mois de cours supplémentaires. Indéniablement, une partie du programme ne sera pas traitée par de nombreux établissements. C'est une situation qui paraît intenable pour garantir des conditions d'enseignement sereines, d'apprentissage efficace et d'épanouissement des élèves. Cela signifie, en effet, une course contre le temps, des cours en polycopié, l'absence de temps pour évaluer et remédier. Le quantitatif prenant le pas sur le qualitatif, c'est un message qui nuit gravement à l'attractivité du métier et aux conditions de travail. Il était indispensable que les épreuves de spécialités aient lieu en juin. Il est désormais essentiel que les lycéens y arrivent bien préparés, avec les mêmes chances de départ et avec des enseignements véritablement maitrisés. Elle lui demande si un allégement des programmes de SES est envisagé pour cette année et les années prochaines, et quelles sont les mesures apportées pour garantir la sérénité et l'efficacité de ces enseignements.
Mme Béatrice Bellamy attire l'attention de Mme la ministre déléguée auprès de la Première ministre, chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur la nécessité d'allouer des moyens conséquents aux associations d'accompagnement des auteurs de violences conjugales. Déclarée grande cause du quinquennat par le Président de la République le 25 novembre 2017, l'égalité entre les femmes et les hommes mobilise aujourd'hui l'ensemble du Gouvernement et s'inscrit dans une stratégie forte et ambitieuse. Cette grande cause a été renouvelée par le Président de la République en 2022 et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles en constitue le premier pilier. À l'issue du Grenelle des violences conjugales, le Gouvernement a annoncé en 2020, la création de centres de prise en charge des auteurs (CPCA) afin de favoriser la prévention du passage à l'acte et de la récidive. Leur développement, encore trop lent, ne propose pas nécessairement d'accompagnement médical, ni des places en nombre suffisant. Pourtant, d'autres associations locales proposent ce suivi, de nature médicale ou thérapeutique, par des professionnels formés, afin de lutter contre le déni et la banalisation des faits ; pour éveiller la conscience des auteurs. Malgré cela, elles ne trouvent pas de soutien de la part de l'État, soutien notamment financier qui permettrait de garantir une prise en charge professionnelle et efficiente. Il faut rappeler que 40 % des auteurs de violences récidivent. Leur prise en charge est une « clé » dans la lutte efficace contre les violences faites aux femmes. Malgré cela, l'aide à l'accompagnement des auteurs reste difficile à faire entendre. Ainsi, elle souhaite l'alerter sur le manque de soutien financier apporté aux dispositifs et associations œuvrant en ce sens, malgré leur nécessité évidente.
Mme Béatrice Bellamy interroge M. le ministre de la santé et de la prévention sur l'accompagnement des associations œuvrant auprès des auteurs de violences conjugales. Déclarée grande cause du quinquennat par le Président de la République le 25 novembre 2017, l'égalité entre les femmes et les hommes mobilise aujourd'hui l'ensemble du Gouvernement et s'inscrit dans une stratégie forte et ambitieuse. Cette grande cause a été renouvelée par le Président de la République en 2022 et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles en constitue le premier pilier. Les associations qui œuvrent en ce sens rapportent que 100 % (ou presque) des auteurs de ces violences intrafamiliales ou sexuelles, ont eux-mêmes subi des violences (de même ou d'autre nature). C'est pourquoi le soin psychiatrique paraît essentiel pour lutter contre la récidive. Des associations locales proposent ce suivi, de nature médicale ou thérapeutique, par des professionnels formés, afin de lutter contre le déni et la banalisation des faits ; pour éveiller la conscience des auteurs. Malgré cela, elles ne trouvent pas de soutien de la part de l'État. Un soutien notamment financier permettrait de garantir une prise en charge professionnelle et efficiente, en complément des centres de prise en charge des auteurs (CPCA), en cours de développement et qui ne proposent pas le même suivi. Il faut rappeler que 40 % des auteurs de violences récidivent. Leur prise en charge est une « clé » dans la lutte efficace contre les violences faites aux femmes. Malgré cela, l'aide à l'accompagnement des auteurs reste difficile à faire entendre. Ainsi, elle lui demande s'il peut lui garantir que ces associations peuvent trouver un soutien auprès des agences régionales de santé.