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Person

Stéphanie Do

France

Records

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Question· Question écrite31625open

Question 31625 — jeunes

France · National Assembly · 7 April 2020

Mme Stéphanie Do interroge Mme la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion, sur le dispositif « garantie jeune ». À sa demande, le mardi 21 juillet 2020, Mme la députée s'est rendue à la mission locale du bassin Chellois. Son équipe et elle-même ont été chaleureusement accueillis par son président, M. Fabien Colin. À l'image de son responsable, cette mission locale œuvre, avec dévouement, pour l'accompagnement à l'insertion sociale et professionnelle des jeunes de 16 à 25 ans sortis du système scolaire. Le dispositif « garantie jeunes » procure un revenu à peu près équivalent au RSA aux jeunes déscolarisés de 16 à 25 ans (le montant maximum de l'allocation perçue dans le cadre de la garantie jeunes se monte à 497,01 euros par mois depuis le 1er avril 2020). Le problème est que, depuis l'ouverture de la « garantie jeunes » aux mineurs, les missions locales mais également les professionnels de l'éducation nationale s'inquiètent du fait que cette mesure pourrait détourner des mineurs non qualifiés de parcours de formation non ou faiblement rémunérateurs par comparaison. Autre problème induit par le dispositif « garantie jeune » et qui demande, selon Mme la députée, une harmonisation rapide pour ne pas « déshabiller Pierre pour habiller Paul », un apprenti mineur en première année touche moins que le montant de la « garantie jeunes » (un apprenti de moins de dix-huit ans en première année d'apprentissage perçoit un salaire de 374,62 euros - 25 % du SMIC -, soit 100 euros environ de moins que la garantie jeunes). Cette aberration pousse « naturellement » un jeune déscolarisé vers la « garantie jeunes » au détriment de l'apprentissage. Il paraît crucial à Mme la députée que l'apprentissage, qui offre un vrai métier, un contrat de travail et un fort taux d'employabilité immédiate (7 apprentis sur 10 trouvent un emploi 7 mois après leur formation, 50 % restent dans l'entreprise qui les a formés et 30 % à 40 % créent leur propre société) ne soit pas cannibalisé par cette mesure alors même que son développement est un objectif majeur pour lutter contre le chômage.

Question· Question écrite34370open

Question 34370 — discriminations

France · National Assembly · 11 January 2020

Mme Stéphanie Do interroge M. le ministre de l'intérieur sur la montée en puissance du racisme anti-asiatique en France, fait rendu davantage visible depuis le début de l'épidémie de covid-19. La covid-19 a révélé tout un ensemble de préjugés sur la population d'origine asiatique et a exacerbé les discriminations et les violences envers celle-ci, en témoigne l'ampleur qu'a pris ce sujet dans les médias. Récemment, plusieurs médias ont relayé des faits très graves d'agressions à caractère raciste sur des personnes d'origine asiatique. Cette crise constitue un véritable point de départ d'une prise de conscience quant à l'existence du racisme anti-asiatique, et il faut que les pouvoirs publics se saisissent du sujet afin de lutter contre cette forme de racisme qu'on oublie trop souvent. La lutte contre les préjugés et la haine anti-asiatique se joue aussi à l'école, et dans l'ensemble de la société, afin de déconstruire les stéréotypes et de modifier les représentations culturelles. Cette stigmatisation doit cesser car succèdent toujours aux délits de paroles des délits d'actes. Elle lui demande par conséquent de bien vouloir lui indiquer quelles actions il entend mettre en œuvre pour combattre le racisme anti-asiatique dans la société.