The difficulties encountered in the management of the Trade and Companies Register (RCS) constitute a legitimate source of discontent among businesses and various economic players. This subject has been the subject of particular attention by the Ministry of Justice for several years. Thus, during the first half of 2014, an inventory highlighted a certain number of RCS dysfunctions in the departments and overseas regions, leading the Ministry of Justice to put in place a vast action plan for their benefit. After experiencing a significant improvement in 2016, the operation of overseas RCS, including those in Reunion, has deteriorated again. Faced with this observation and in order to permanently remedy a situation putting many local businesses in difficulty, it was decided to entrust the management of the court registries mixed commercial courts of Reunion, Mayotte, Martinique, Guadeloupe and Guyana, to the clerks of the commercial courts. Thus, the management of these RCS will be ensured by the same professionals as those who are currently responsible for almost all of the metropolitan commercial and company registers and whose deadlines are particularly short. This decision will be implemented as quickly as possible in order to that specialized registrars can physically take over the management of these RCS before the end of the first half of next year.
Enzootic bovine leukosis is a long-described disease that causes tumors in older animals that are most often discovered at the slaughterhouse. This disease has not been the subject of control measures for a long time because it generally does not weaken animals and is not transmissible to humans. In 1990, certain Northern European countries nevertheless wanted to free themselves from it and required certifications for animals entering their territory. France has therefore regulated the fight against this disease by making its screening compulsory and providing for the elimination of positive animals. These elimination measures were accompanied by financial measures which, however, remained modest in relation to the market value of the animals. These financial measures remain in force at this time. Given the low prevalence of disease in France, this policy was nevertheless able to be carried out and mainland France is today free from enzootic bovine leukosis. Overseas, the situation is very different: the prevalence of leukosis is much higher there than in France, this disease being transmitted there by biting insects. This is particularly the case of Guyana and Reunion. The ministerial order to combat leukosis appeared to be poorly suited to the health situation in the overseas departments (DOM) to the extent that the disease does not represent a danger to human health and has a low impact on animal health. In fact, measures to eliminate positive animals would have resulted in massive slaughter of many herds. In 2008, two expert missions [that of the general food council, agriculture and rural areas on the one hand and that of the national agency for food, environmental and occupational health safety (ANSES), the center for international cooperation in agronomic research for development and the livestock institute on the other hand] considered that leukosis is not the cause of the mortalities that can be observed in the Reunion herd and the origin of which should be sought in poorly controlled intensification of production. Furthermore, ANSES, in its opinion delivered on January 24, 2018 on health dangers in the French overseas departments, did not classify leukosis among the priority diseases, in particular due to the rarity of clinical cases and its low economic impact. Despite recent work carried out in the United States, where the prevalence of bovine leukosis is high, the American Government has not considered that it was useful to pursue a policy of eradication of this disease, just like many other countries. These studies would demonstrate a link between breast cancer and enzootic bovine leukosis. The Government is of course attentive to the evolution of knowledge. However, the study in question is openly contested by other international teams working on breast cancer. ANSES, in its opinion of January 24, 2018, estimates that the impact of the disease on human health is zero. However, it is in the interests of the sectors to eradicate bovine leukosis by means allowing the fight against priority diseases in the cattle herd at the same time. In order to know precisely the distribution of the disease, a ministerial decree of October 27, 2017 makes annual blood screening mandatory on animals over 12 months old for all animals. cattle owners, all sectors combined. The inventory which will be carried out during the 2018 prophylaxis campaign, as well as the synthesis of the different means of control adapted to bovine leukosis in Reunion, must lead to the structuring of a global bovine health control plan whose objectives are, in the medium term, the reduction of the prevalence of this disease, but also of all those impacting the bovine herd, and to in the longer term, the eradication of this disease.
Les réorganisations successives que le monde hospitalier a connues ces dernières années ont pu être ressenties par certains professionnels de santé comme une dégradation de l'environnement et des conditions de travail. Ce sentiment renforce la nécessité d'agir pour améliorer la qualité de vie au travail et la sécurité des soignants. En effet, et pour répondre aux attentes des professionnels, les pouvoirs publics ont lancé une stratégie nationale d'amélioration de la qualité de vie au travail (SN-QVT) sur la thématique « Prendre soin de ceux qui nous soignent » annoncée en fin d'année 2016. L'objectif de cette stratégie est de répondre aux préoccupations de tous les professionnels de santé et de repenser la qualité de vie au travail dans sa globalité pour la placer au cœur des organisations des établissements de santé et des professionnels, quel que soit leur mode d'exercice. Depuis l'annonce de cette stratégie, le ministère a déployé une politique volontariste afin d'améliorer les conditions de travail dans les établissements de santé. Une mission nationale de la qualité de vie au travail a été installée pour porter cette priorité politique sur the whole of territoire national. Elle impulse une dynamique pour la mise en œuvre de la stratégie et diffuse les bonnes pratiques en privilégiant la mise en réseau des professionnels et des institutions. Par ailleurs, la diffusion d'une culture « d'une qualité de vie au travail » nécessite conjointement une appropriation de la notion par the whole ofs acteurs exerçant en milieu de soins et la mise en œuvre d'actions locales et ciblées permettant d'expérimenter cette démarche. Ainsi, l'action nationale de formation « Déployer la qualité de vie au travail dans les établissements de la FPH » vise à fournir les outils nécessaires à la diffusion et à la mise en œuvre de cette culture. Elle s'articule et complète l'orientation prioritaire « Mettre en œuvre une démarche de qualité de vie au travail (QVT) dans les établissements de la FPH» inscrite dans l'instruction relative au développement des compétences pour 2017. De même, une orientation prioritaire est prise en matière de développement professionnel continu (DPC): elle se traduit d'ores et déjà par des actions de formation financées par les hôpitaux pour les personnels hospitaliers ou par l'agence nationale du DPC (ANDPC) pour les personnels libéraux. En outre et conformément aux objectifs de la stratégie nationale, la ministre des solidarités et de la santé a mis en place en juillet 2018 un observatoire national de la qualité de vie au travail. Cet observatoire aura pour mission de produire des contributions opérationnelles permettant d'aider les professionnels à améliorer leur pratique en terme de qualité de vie au travail, tant à titre individuel que collectif ainsi que de rassembler toutes les connaissances sur le sujet, de les partager et de les diffuser. Enfin, le Gouvernement a lancé le 13 février 2018 une transformation globale, cohérente et méthodique de notre système de santé. Le Président de la République le 18 septembre 2018 a dévoilé les grands axes de « Ma santé 2022 » et notamment le relèvement de la trajectoire de l'ONDAM à 2,5% pour 2019 (versus 2,2% en 2018) pour permettre d'accompagner la mobilisation des acteurs dans la mise en œuvre de cette stratégie globale de transformation. Au sein de cette stratégie de transformation du système de santé, le chantier « ressources humaines » traitera plus spécifiquement des enjeux de la QVT sous l'angle de l'attractivité des métiers, des conditions d'exercice et de l'évolution des carrières des hospitaliers. En réorganisant les conditions de travail et en faisant évoluer la tarification qui privilégie la qualité à la quantité, il s'agit de redonner aux professionnels le sens de leur mission.
Mme Nadia Ramassamy attire l'attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur la situation des enfants français nés à l'étranger par technique de gestation pour autrui (GPA). La Cour européenne des droits de l'Homme, dans sa jurisprudence relative à la transcription d'acte de naissance étranger pour les enfants issus d'une GPA (arrêts Mennesson et Labassée du 26 juin 2014), estime que le refus de transcrire la filiation de l'enfant à l'égard du parent biologique, comme légalement retranscrit sur l'acte étranger, est une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée de l'enfant. Elle a également avancé que la filiation biologique constitue l'élément fondamental de l'identité de chacun. Aujourd'hui, la jurisprudence des cours suprêmes françaises va dans le même sens que les décisions de la Cour européenne des droits de l'Homme. C'est le cas notamment des décisions de la Cour de cassation relative à la transcription d'acte de naissance étranger (les deux arrêts d'assemblée plénière du 3 juillet 2015), dans laquelle cette dernière a reconnu que le recours à la GPA ne fait désormais plus obstacle à la transcription de l'acte de naissance étranger, dès lors que ce dernier a été régulièrement établi dans le pays étranger. Aussi, celles relatives l'adoption « simple » de l'enfant par le conjoint du parent biologique de cet enfant, dans laquelle la Cour exprime clairement que cela est possible, même en cas de recours à la GPA à l'étranger dès lors que les conditions légales sont réunies. L'augmentation des recours à la GPA à l'étranger par les Français est significative. Face à la non reconnaissance par l'État de ces familles, à ce vide juridique qui occasionne de multiples préjudices graves pour l'enfant, et surtout, en considérant l'intérêt supérieur de l'enfant, elle sollicite le Gouvernement et la ministre pour qu'une loi soit prise au plus vite pour garantir un épanouissement juste, égal et favorable à ces enfants et leurs familles.
Mme Nadia Ramassamy attire l'attention de M. le ministre de la cohésion des territoires sur les conséquences des coupes budgétaires dans la ligne budgétaire unique du projet de loi de finances pour 2018 sur les logements sociaux en outre-mer. La loi n° 2017-256 du 28 février 2017 de programmation relative à l'égalité réelle en outre-mer et portant autres dispositions en matière sociale et économique prévoit dans son article 3 : « La République s'assigne pour objectif la construction de 150 000 logements dans les outre-mer au cours des dix prochaines années suivant la promulgation de la présente loi. Cet objectif est décliné territorialement, en tenant compte des besoins de réhabilitation ». Au vu des coupes budgétaires visibles dans la ligne budgétaire du projet de loi de finances pour 2018, elle aimerait savoir comment il envisage de mettre en œuvre la première tranche de 15 000 logements sociaux pour l'année 2018 en outre-mer, et quels seront les crédits fléchés pour la réhabilitation des logements sociaux.
La loi no 2017-256 du 28 février 2017 de programmation relating to l'égalité réelle outre-mer (EROM) et portant autres dispositions en matière sociale et économique comprend 148 articles et seules 31 mesures nécessitent des décrets d'application, de nombreux articles de la loi EROM étant en effet d'application immédiate. A ce jour, 60 % des mesures nécessaires à l'application de la loi ont été prises. Ont ainsi été publiés dès le 30 mars 2017, le décret no 2017-430 du 29 mars 2017 portant diverses dispositions relatives à l'allocation pour demandeur d'asile jusqu'à tout récemment les décrets sur l'extension du dispositif de continuité territoriale. A ses articles 4, 5 et 6, la loi EROM a prévu la remise par le Gouvernement au Parlement de rapports présentant la situation des populations d'outre-mer par rapport à celles de l'hexagone ainsi que les moyens nécessaires pour leur garantir l'effectivité des mêmes droits dans différents domaines, notamment en matière d'accès à l'énergie, à l'eau potable, au commerce électronique, d'attractivité fiscale, de transports. Plusieurs ministères sont concernés pour ces rapports qui sont en cours d'élaboration. Concernant les plans de convergence mentionnés aux articles 7 et 8 de la loi EROM, leur élaboration doit résulter d'une coproduction des services de l'Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics, en concertation active avec les acteurs économiques et sociaux de chaque territoire. Ce travail d'élaboration a été entamé dans les territoires et bénéficiera utilement des diagnostics territoriaux réalisés à l'occasion des Assises des outre-mer. Les plans de convergence, dont la finalisation devrait intervenir à l'été 2018, auront vocation à inscrire les orientations et les projets retenus dans le cadre du Livre bleu Outre-mer qui sera remis en clôture des Assises. Enfin, la délégation aux Outre-mer de l'national assembly a déjà mis en place une mission sur l'application de la loi EROM, mission dont les rapporteurs sont Madame Maïna Sage et Monsieur Raphaël Gérard.
Mme Nadia Ramassamy interroge M. le ministre des outre-mer sur les conséquences du rapprochement des compagnies aériennes Air Austral et Corsair. Cet accord commercial pourrait en effet permettre de mutualiser les coûts et les recettes de certaines lignes aériennes commercialisées conjointement par les deux compagnies. Néanmoins, les modalités de l'accord, qui n'ont pas encore été entièrement fixées et dont les conséquences ne peuvent être à ce jour mesurées, inquiètent particulièrement les salariés d'Air Austral. De plus, la nature foncièrement différente des deux compagnies (Air Austral est détenue majoritairement par la région Réunion, tandis que Corsair est une compagnie privée) interroge nécessairement sur l'opportunité d'une telle opération. Enfin, l'État conditionne l'octroi de futures aides à cette restructuration, forçant ainsi la main à la compagnie réunionnaise, qui commence juste à se relever des pertes liées aux restrictions d'aller et venir mises en place pendant plus d'un an. Elle souhaiterait donc savoir si les restructurations impliqueront de quelconques changements pour les 900 salariés d'Air Austral et si l'État est en mesure d'apporter des garanties fermes à ces derniers concernant leurs emplois.
Mme Nadia Ramassamy attire l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur l'accord de reconnaissance mutuelle (« ARM ») des qualifications professionnelles des masseurs-kinésithérapeutes français et des thérapeutes en réadaptation physique québécois. Cet accord a été signé le 6 octobre 2011 selon la procédure de l'entente France-Québec, et permettait de faciliter les échanges de ces professionnels entre la France et le Québec. Cependant, depuis la réorganisation des unités de formation en France et la mise en œuvre progressive du nouveau programme de formation des masseurs-kinésithérapeutes de ces dernières années, de tels échanges du Québec vers la France ne sont plus possibles. Des négociations avaient été engagées entre les deux ordres afin de renégocier l'ARM dès 2014. Cinq ans plus tard, en janvier 2019, lors du rendez-vous annuel sur l'ARM qui a réuni les autorités françaises et québécoises, il a été acté que l'accord devait être réactualisé afin de permettre à nouveau la reconnaissance des qualifications professionnelles françaises et québécoises. Pourtant, à ce jour, les négociations n'ont pas encore abouti. De nombreux étudiants français en cours d'études en physiothérapie au Québec, et qui souhaiteraient par la suite exercer leur métier en France, expriment leurs inquiétudes quant à leur avenir professionnel. Elle lui demande donc de bien vouloir lui apporter des précisions sur l'avancement des négociations entamées il y a maintenant 7 ans ainsi que sur l'évolution de la réactualisation de l'accord de reconnaissance mutuelle.
Le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité (TDAH) est une pathologie qui débute dans l'enfance. Les symptômes d'hyperactivité motrice deviennent ensuite moins marqués à partir de l'adolescence. L'agitation, l'inattention et l'impulsivité peuvent néanmoins persister à l'âge adulte. Actuellement, le diagnostic est réalisé selon les critères de l'association psychiatrique américaine (DSM-V) ou selon la classification internationale des maladies de l'Organisation mondiale de la santé (ICD-10). Les spécialités commercialisées en France et indiquées dans le cadre d'une prise en charge globale du TDAH chez l'enfant de plus de 6 ans et plus, lorsque les mesures correctives seules s'avèrent insuffisantes, à savoir Ritaline, Concerta LP, Quasim LP, Medikinet et Méthylphénidate Mylan Pharma, dont le principe actif est le méthylphénidate, ont été mises sur le marché à partir de 1996 pour la Ritaline et dans les années 2000 pour les autres spécialités. En cas de traitement prolongé, il est recommandé d'interrompre régulièrement le traitement (au moins une fois par an) pour en réévaluer l'utilité; il peut s'avérer approprier de poursuivre ce traitement à l'âge adulte en cas de persistance des symptômes et de bénéfice avéré. Dans ce contexte, l'instauration d'un traitement par méthylphénidate doit s'inscrire dans une véritable stratégie thérapeutique globale de prise en charge psychothérapeutique et éducative du patient. Le traitement relève d'une prescription initiale hospitalière annuelle réservée aux spécialistes et/ou aux services spécialisés en neurologie, en psychiatrie ou en pédiatrie. Il doit être initié sous contrôle d'un spécialiste des troubles du comportement de l'enfant et/ou de l'adolescent; en cas d'absence d'amélioration après un mois, il doit être interrompu. En raison des effets indésirables potentiels du méthylphénidate, de la population pédiatrique à laquelle les médicaments en question s'adressent et du risque de mésusage, l'agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), en lien avec l'agence européenne des médicaments, a mis en place une surveillance renforcée à laquelle s'ajoute des mesures de réduction des risques. Le méthylphénidate fait ainsi l'objet d'un plan de gestion des risques (PGR) européen et d'un suivi national renforcé de pharmacovigilance et d'addictovigilance. En ce sens, l'ANSM a rendu public en mai 2017 un rapport faisant un état des lieux sur l'utilisation du méthylphénidate et sa sécurité d'emploi en France, disponible sur son site internet (https://ansm.sante.fr/actualites/methylphenidate-donnees-dutilisation-et-de-securite-demploi-en-france), ainsi qu'une mise à jour de la brochure informative à destination des patients et de leur entourage intitulée « Vous et le traitement du trouble déficit de l'attention / hyperactivité par méthylphénidate » aimed at rappeler les risques liés au méthylphénidate, les modalités de surveillance et les règles de bon usage. Dans le cadre du PGR européen, des documents d'aide à la prescription rappelant les éléments de bon usage, de sécurité et de surveillance sont mis à disposition des psychiatres, neurologues pédiatres et médecins généralistes. Ils sont téléchargeables à partir du site http://methylphenidate-guide.eu/fr. Un suivi des données d'utilisation est également mis en place au niveau national à partir des données du Système national des données de santé (SNDS) on le remboursement (Open Medic). Les données issues des dépenses de médicaments interrégimes sur la période 2014-2018 mettent en évidence une poursuite de l'augmentation de l'utilisation du méthylphénidate en France au même rythme que précédemment, soit de l'ordre de 10% par an, pour atteindre 87 079 patients traités en 2018 contre 62 057 en 2014. Sur cette période, la répartition par tranche d'âge est la suivante: 83% âgés de moins de 20 ans, 16% âgés de 20 à 59 ans et 1% âgés de 60 ans ou plus. Néanmoins, entre 2016 et 2018, l'utilisation en France reste faible en comparaison de celle d'autres pays européens tels que la Suède, la Norvège, le Danemark, l'Espagne, l'Allemagne et le Royaume-Uni. En extrapolant les estimations de la prévalence du TDAH, comprise entre 2% et 5% des enfants d'âge scolaire, à la population des enfants âgés de 6 à 17 ans, le nombre d'enfants souffrant de TDAH en France métropolitaine en 2019 serait compris entre environ 191 000 et 480 000. Le nombre de patients traités en France, autour de 90 000, reste donc limité au regard de la prévalence estimée de la maladie. Ainsi, malgré une augmentation modérée et régulière de l'utilisation du méthylphénidate observée depuis le début des années 2000, celle-ci reste globalement faible en France, tant en comparaison des autres pays européens qu'au regard du nombre d'enfants atteints. Ce constat pourrait potentiellement refléter un problème de sous-diagnostic et/ou d'utilisation sous-optimale de ce traitement. Sur cet aspect, la Haute autorité de santé a publié en 2014 un rapport intitulé « Conduite à tenir en médecine de premier recours devant un enfant ou un adolescent susceptible d'avoir un trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité ». L'objectif de cette recommandation est d'aider les médecins assurant les soins de premier recours à repérer le trouble et à orienter le patient et sa famille dans le système de soins notamment vers un médecin spécialiste du trouble, et à participer conjointement au suivi. L'ANSM poursuit le suivi national de pharmacovigilance et d'addictovigilance qu'elle a mis en place. La revue des données de sécurité effectuée par le Comité technique de pharmacovigilance le 16 octobre 2018, dont le compte rendu des travaux est disponible sur le site internet de l'agence, n'a pas mis en évidence de nouveaux risques. En 2019, l'évaluation européenne annuelle des rapports périodiques actualisés de sécurité pour les produits contenant du méthylphénidate a en outre confirmé que le rapport bénéfice/risque restait inchangé dans les indications approuvées, à savoir que le rapport entre les effets thérapeutiques positifs du médicament au regard des risques pour la santé du patient ou la santé publique liés à sa qualité, à sa sécurité ou à son efficacité demeure favorable. Une étude de suivi de la sécurité à long terme de l'utilisation du méthylphénidate chez l'adulte est également en cours au niveau européen, suite à l'autorisation de mise sur le marché du méthylphénidate dans cette population dans un certain nombre d'Etats membres. Le rapport final de cette étude est attendu pour fin 2022. Enfin, une actualisation des données d'utilisation sur la période 2018-2020 devrait être prochainement réalisée par le Groupement d'intérêt scientifique EPI-PHARE. Constitué fin 2018 entre l'ANSM et la Caisse nationale de l'assurance maladie, EPI-PHARE a pour missions de réaliser et de coordonner des études de pharmaco-épidémiologie pour éclairer les pouvoirs publics dans la prise de décision, ainsi que de répondre à la demande croissante d'études basées sur les données du Système national des données de santé.
Mme Nadia Ramassamy alerte M. le secrétaire d'État auprès du ministre des solidarités et de la santé, chargé de l'enfance et des familles sur l'augmentation des violences intrafamiliales pendant le confinement, et plus particulièrement les violences à l'encontre des enfants. Lors du premier confinement, le nombre d'appels au 119, le service national d'accueil téléphonique pour l'enfance en danger, a augmenté de 20 % au cours des trois dernières semaines de mars et de près de 50 % les deux premières semaines d'avril 2020. Les différentes structures d'accompagnement ont poursuivi leur activité, soit dans les points d'accueil, soit par téléphone et sur internet, mais leur fonctionnement est à nouveau entravé suite au reconfinement. Aussi, au vu de ces éléments et en raison de l'urgence de la situation, elle lui demande quels dispositifs le Gouvernement a pris ou compte prendre afin de mettre un terme de manière pérenne aux violences intrafamiliales faites aux enfants.
Mme Nadia Ramassamy interroge M. le ministre de l'économie et des finances sur les mesures de soutien au secteur du tourisme ultramarin face aux conséquences de la crise sanitaire de la covid-19. La France traverse actuellement une crise sanitaire sans précédent, dont les conséquences sociales et économiques s'avèrent d'ores et déjà désastreuses. Des territoires ultramarins à l'Hexagone, ce sont des milliers d'entreprises fragilisées et de salariés inquiets qui subissent les gravissimes répercussions de cette crise. Les entreprises de La Réunion, déjà affectées par différents mouvements sociaux en 2018 et 2019, sont essentiellement des petites, voire des très petites structures familiales. En l'absence d'un dispositif d'aide adapté au contexte local, ces entreprises ne pourront survivre à la crise actuelle. Si des mesures ont été annoncées par le Gouvernement, Mme la députée constate, sur le terrain, que certaines entreprises avaient des difficultés d'accès aux mesures d'aides, d'autres en étaient exclues et enfin elle observe que les plans d'aides actuels doivent être complétés pour répondre aux réalités locales des entreprises de La Réunion. En effet, près de 30 000 entreprises de l'île, soit 75 % du tissu économique local, sont exclues du fonds de solidarité national. Ainsi, elle demande à M. le ministre de réfléchir à élargir le volet 1 du fonds de solidarité national aux entreprises dont le gérant est titulaire d'une faible pension de retraite et d'étendre le volet 2 du fonds de solidarité national aux entreprises n'ayant aucun salarié. De même, la multiplication des crises diverses qui ont touché l'île doit permettre de rendre éligibles au fonds de solidarité national les entreprises qui ne sont pas à jour de leurs charges fiscales et sociales. Aussi, s'agissant du règlement des loyers pour les entreprises, le Gouvernement a appelé les grands bailleurs à annuler les loyers durant la crise. Cependant, cette invitation est indolore pour La Réunion, puisqu'il n'existe pas de grands bailleurs sur l'île. Elle lui suggère donc de créer une aide spécifique pour que les petits commerces puissent honorer les loyers à leurs bailleurs privés, sachant que 63 % des commerces de centre-ville de La Réunion sont locataires. Par ailleurs, lors de la visite de M. le ministre en octobre 2019, ce dernier a pu remarquer que l'île vit, pour partie, du tourisme. La baisse drastique du trafic aérien, la fermeture des frontières vis-à-vis des États voisins et le lent et graduel processus de déconfinement entre les régions françaises portent sérieusement atteinte à l'écosystème touristique de l'île. Ainsi, Mme la députée recommande d'exonérer toutes les charges des entreprises du tourisme, de l'hôtellerie, de la restauration, ainsi que pour les entreprises des arts et spectacles. Enfin, elle propose de créer un système de prêt d'honneur sous la forme d'une avance remboursable à taux zéro, avec un différé de 6 mois à un an et une durée de remboursement minimale de 36 mois sur la base du plan Corail mise en place par l'État à la suite des derniers mouvements sociaux. Ainsi, elle lui demande ce que le Gouvernement compte entreprendre pour soutenir spécifiquement le secteur du tourisme dans les territoires d'outre-mer.
Mme Nadia Ramassamy interroge M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur la situation du secteur de la pêche (artisanale côtière, pélagique côtière, hauturière fraîche, hauturière congelée et australe) à La Réunion, à l'aune de la crise sanitaire du covid-19. En effet, l'ensemble de l'écosystème de la pêche réunionnaise est gravement frappé par les conséquences sanitaires, économiques et sociales de la crise actuelle. Les prix ont diminué de 40 % et les stocks s'accumulent, en raison de la fermeture des marchés asiatiques, européens et américains. Le tissu local de la pêche manquant de trésorerie est donc contraint de baisser ses prix et de reporter ses échéances de paiement. En dépit de ces difficultés, les acteurs du secteur ont pris toutes les mesures nécessaires pour garantir la protection sanitaire des marins et continuent d'assurer la sécurité alimentaire de l'île en fournissant à la population, à des prix accessibles et à travers des circuits courts, des produits d'une grande qualité et capturés dans des conditions météorologiques redoutables. Toutefois, la crise actuelle est également l'occasion de réformer le secteur afin de permettre la construction et le développement d'une véritable filière locale, rentable et durable. Ainsi, le futur plan de compensation des surcoûts (PCS) - dans le cadre du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche, en cours d'adoption par le Parlement européen et le Conseil - devra assurer aux pêcheurs réunionnais la possibilité de vivre dignement de leur activité et au consommateur de bénéficier d'un produit de qualité à un prix raisonnable et il devra prioriser ses aides aux entreprises formant et employant une main-d'œuvre locale et pratiquant une pêche durable. Afin de respecter les critères précédemment cités, Mme la députée propose dans un premier temps que le prochain plan de compensation des surcoûts (PCS) puisse bénéficier à tous les acteurs du secteur et de ne plus être l'objet du monopole de l'ARIPA, mais aussi de compenser les baisses de prix observées depuis le début de la crise sanitaire, de reconstituer les fonds de roulement qui ont été affectés par la crise par le versement d'une aide forfaitaire de 10 000 euros pour les artisans de petite pêche et de 15 000 euros pour les titulaires d'une licence mini long-line et, enfin, de renforcer les capacités d'achat des groupements d'intérêt économique (GIE) et des poissonniers afin de permettre aux pêcheurs d'écouler leurs produits à travers des circuits courts par l'attribution d'une aide forfaitaire de 20 000 euros par structure. Dans un second temps, elle propose que le prochain plan de compensation des surcoûts (PCS) finance une brigade d'écogardes visant à contrôler les débarques pour lutter contre la pêche illicite, de créer un dispositif de chômage intempérie à hauteur de 100 jours spécifique aux territoires ultramarins, de déplafonner le montant des aides aux plans de production et de commercialisation, de rétablir les aides au fonctionnement du Comité régional des pêches et des élevages marins afin de dégager des ressources destinées à soutenir la filière et enfin, afin de relancer un secteur très affecté par les conséquences de l'épidémie de coronavirus, le plan de compensation des surcoûts (PCS) 2021-2027 devra contribuer au déploiement de récifs artificiels, indispensable à la pérennité du secteur. La pêche fait directement vivre plus de 1 200 personnes, et rien que la pêche australe, premier secteur exportateur non subventionné de l'île, génère près de 900 emplois directs, indirects et induits à La Réunion. Le développement de cette filière est donc primordial pour l'emploi local, la sécurité alimentaire de l'île et la constitution d'une filière allant des chantiers navals à la transformation agroalimentaire en passant par la recherche océanographique et la formation professionnelle. Ainsi, elle lui demande ce que le Gouvernement compte entreprendre pour utiliser cette crise sanitaire pour soutenir et réformer le secteur de la pêche à La Réunion.
Mme Nadia Ramassamy interroge Mme la garde des sceaux, ministre de la justice, sur l'application de la réforme de la justice, un an après son adoption par le Parlement. En effet, la loi du 23 mars 2019 ambitionne de réduire la surpopulation carcérale en imposant des aménagements de peine dès le jugement pour les peines les plus courtes, allant jusqu'à un an d'emprisonnement. Cette mesure demande nécessairement une large enquête de personnalité des auteurs afin de choisir les modes alternatifs à l'incarcération. Or, ces petites peines représentent souvent l'essentiel des enquêtes. Par conséquent, la justice manque de conseillers d'insertion et de probation pour assurer le traitement des enquêtes. Ces enquêtes sont composées de plusieurs heures d'entretien, de vérifications voire de visites sur le terrain. Outre le manque de personnels, la justice n'a pas les moyens pour faire appel à des associations pour pallier au manque de conseillers d'insertion et de probation. Faute d'éléments, les juges auront davantage recours à l'emprisonnement alors même que cette mesure est initialement prévue pour réduire le taux d'incarcération. Ainsi, elle lui demande ce que le Gouvernement compte entreprendre pour donner à la justice les moyens d'assurer les missions nouvelles prévues par la réforme de la justice.
Mme Nadia Ramassamy alerte M. le ministre de l'action et des comptes publics sur les conséquences sanitaires et sociales du retrait du CICE pour le secteur de la santé dans les territoires ultramarins. En effet, alors que l'offre de soins dans les départements et collectivités d'outre-mer est déjà en deçà des besoins de la population, le retrait du CICE vient fragiliser les établissements de santé ultramarins et la baisse de charge prévue comme compensation s'avère insuffisante. À La Réunion, cette mesure va augmenter le niveau de la masse salariale de 3 % alors qu'elle représente déjà de 50 à 70 % du chiffre d'affaires des établissements privés de l'île. La conséquence sera le gel des investissements mais aussi des fermetures d'établissements, un arrêt des recrutements et surtout une dégradation de la qualité des soins pour les patients. Aussi, cette mesure ne prend manifestement pas en compte les spécificités des territoires ultramarins. D'abord, des spécificités géographiques avec l'éloignement et l'insularité (hors Guyane). Or ces handicaps structurels impliquent des coûts supérieurs et un manque d'infrastructures. Puis, des spécificités sociales, comme en témoigne les 42 % de Réunionnais qui vivent sous le seuil de pauvreté. Ensuite, de la singularité sanitaire de ces territoires avec une exposition et une prévalence supérieures aux maladies vectorielles. Enfin, le retrait brutal et complet du CICE ne prend pas en compte à La Réunion le contexte local. En effet, d'une part les établissements de santé privés et publics de La Réunion doivent compenser le manque de structures à Mayotte et, d'autre part ils travaillent tous ensemble dans un véritable écosystème sanitaire. Or pénaliser le public, le privé non-lucratif et le privé lucratif a des conséquences sur tous les établissements de l'île. Ainsi, elle lui demande ce que le Gouvernement compte entreprendre pour sauvegarder les établissements de santé ultramarins en s'adaptant aux spécificités locales.
Ms. Nadia Ramassamy questions the Prime Minister about the major investment plan of 57 billion euros, announced by the President of the Republic in the fall of 2017. In the fall of 2017, the President of the Republic and the Prime Minister launched a major investment plan in order to restore public accounts while investing in major strategic sectors. Namely, investments to accelerate the ecological transition, to develop innovation technologies, to enrich training offers and to reform the State. Furthermore, all ministries had to get involved in the deployment of this plan by receiving part of the 57 billion euros. Two years later, it notes on the one hand that access to the budget dedicated to these investments is complex for the ministries, and on the other hand that the credits of this plan have been recycled into credits already existing budgetary plans, while the lack of information from the Government does not make it possible to monitor the progress and timetable of this plan, nor the amounts available to the ministries. Thus, of the 57 billion euros announced, the Government was committed to providing 24 billion in new credits, to which should be added the redeployment of 10 billion euros dedicated to the third part of the investment program. of the future (PIA). However, these credits have still not been committed to date. However, she recalls that the level of State investment has been historically low for two years. As proof, in 2009, public investment exceeded 5% of GDP compared to 4% today. Furthermore, France is now progressing significantly more slowly than its neighbors: in 2018, public investment increased by 4% compared to 7% in the European Union and in Germany. Also, currently 90% of public investment is carried out by local authorities or hospitals. However, our transport infrastructure (bridges, railway networks, roads) is far behind our European neighbors. And it is also necessary to support research, the modernization of businesses and technologies to accelerate the energy transition. Finally, due to interest rates negative that France currently has, it is difficult to understand why the Government does not invest more. Therefore, she asks him what the Government plans to do to relaunch this major investment plan.
Ms. Nadia Ramassamy draws the attention of the Minister of Agriculture and Food to the inequality between French and overseas farmers in the method of calculating their social security contributions. Indeed, currently, income derived from agricultural activities is subject to three methods of taxation for farmers in mainland France. Namely, the “micro-farms” regime known as “micro-BA”, the real profit regime simplified or the normal real profit regime. However, in Reunion, Guadeloupe, Guyana, Martinique, Mayotte, Saint-Barthélemy and Saint-Martin, the social contributions of agricultural operators are not calculated on professional income but on the weighted surface area of the farms with, every year, a decree which determines the amount of contributions. This method of calculation and the lack of freedom of choice for overseas farmers harm producers and production in these territories. First, the coefficients which are applied to market gardening are particularly high and result, in fact, in contributions that are often disproportionate in relation to the income actually received by producers. Thus, an informal economy develops which not only reduces the resources drawn by the State but also undermines social protection. operators. Therefore, the farmer's agricultural pension being calculated on the weighted surface area of the farm, small farmers receive little or no pension and continue to work. Thus, young farmers cannot take over due to lack of free plots. While the demographics of the overseas departments are younger and more dynamic than those of mainland France, the number of young farmers installed there is significantly lower since it only reaches 4 installed per 1,000 existing farmers while in mainland France, this rate is 9 installed per 1,000 farmers. Finally, this method of calculation does not allow for the diversification of production that agriculture, the economy and the inhabitants of these territories need. Indeed, diversifying overseas crops means reducing the ecological footprint of exports by supplying local markets with fresh products opens up opportunities for small producers who do not grow one of the two major export crops (sugar and banana), it contributes to the food security of these territories, it reduces food prices and thus reduces dependence on the share of exports in agricultural income. Therefore, she asks him what the Government is planning to undertake so that farmers in overseas departments follow the same tax system as farmers in mainland France.
Ms. Nadia Ramassamy draws the attention of the Minister of the Armed Forces to maintaining the capabilities and resources of the Army Health Service (SSA). The health service of the French armies is characterized by health professionals (doctors, nurses) alongside soldiers on operations, guaranteeing that in the event of injury the soldiers will be treated as quickly as possible. The commitment of the army health service to the soldiers has gave this service very efficient efficiency and know-how. Thus, survival care is carried out on average 3 minutes after the injury, medical intervention in less than 7 minutes, and evacuation in less than 2 hours. Also, after certain operations some soldiers have psychological problems. On these injuries, the army health service also intervenes, after a prevention service before operations and interventions during and after operations. The French armies follow a very sustained rhythm of external operations and deployment. Therefore, the army health service has an intensity of activities that coincides with that of the soldiers, with almost 2,000 SSA soldiers who were mobilized in 2018, for a period of two to four months. However, since 2010, the restructuring of the SSA has reduced its workforce and its buildings. dedicated. Currently, the SSA is understaffed, losing certain surgical skills, struggling to retain its staff and weakening its ability to fulfill its missions and thus those of the French armies. Army operations cannot achieve their desired effects if soldiers have not validated their medical skills, if they cannot be treated in time in theaters of war, and if they cannot have access to medical care. psychological problems upon their return from operations. Finally, the SSA cannot provide military families with the care to which they are entitled. The weakening of the army health service is detrimental to the entire army ecosystem, so she asks what the Government intends to do to ensure that the health service has sufficient resources to carry out its missions.
Mme Nadia Ramassamy attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur les délais de paiement des aides en faveur des agriculteurs cultivant des cultures biologiques. Depuis 2015, ce sont plus de 27 000 agriculteurs bios qui n'ont pas encore reçu, partiellement ou avec retard, leurs aides dues au titre des années 2015, 2016, 2017 et 2018. De même, 5 % des aides de 2016, 50 % des aides de 2017 et 100 % des aides bio de 2018 n'ont toujours pas été versées à ce jour. Outre les situations économiques, sociales et psychologiques très éprouvantes que vivent ces agriculteurs, ces délais engendrent une diminution des rendements et une augmentation des coûts de production. Aussi, alors que ces agriculteurs doivent faire face actuellement à une situation de sécheresse, les retards répétés de versement des aides ne récompensent pas ceux qui ont fait le choix de convertir leurs exploitations vers un mode de production plus respectueux de l'environnement. Enfin, ces retards nuisent à l'ambition du Gouvernement fixé dans la loi, de franchir le cap des 15 % de surfaces agricoles cultivées en bio en 2022. Dès lors, elle lui demande ce que le Gouvernement compte entreprendre pour verser les aides dues et résorber à l'avenir ces retards.
Ms. Nadia Ramassamy alerts the Minister of Ecological and Inclusive Transition to the quality of water in the overseas territories. A recent report from the Guadeloupe Water Office notes a “generalized degradation of water bodies” due to the salinity of fresh groundwater and the pollution of waterways due to agricultural inputs, in particular chlordecone. Furthermore, this water quality deficit is aggravated by an outdated sanitation network and wastewater treatment plants, the discharges of which risk destroying marine biodiversity including coral reefs. Overall, she notes that the average price of water is higher in overseas territories than in France, while overseas families have lower incomes than families in France. Also, water conveyance networks have a higher efficiency weak and are more dilapidated overseas than in mainland France. Therefore, waste is added to the health consequences. Finally, for Guyana and Mayotte, 20% of inhabitants do not have drinking water in their homes. So, she asks him what the Government intends to do to bring the quality and water circuits to the same level between overseas territories and France.
Ms. Nadia Ramassamy draws the attention of the Minister of Labor to the inequality between employees of sugar refineries-distilleries in Reunion and those of sugar refineries-distilleries in France. Indeed, any company whose real main activity is an activity falling within the scope of a professional branch or belonging to a professional branch must apply the associated collective agreement. It existed until recently, around 700 professional branches covered by the general regime. Under the impetus of several laws in 2014, then in 2016, it was planned that the majority of these professional branches would be merged to reach, by the end of 2019, 200 professional branches. In Reunion, the collective agreement for the sugar refineries and distilleries sector only benefits 450 employees, has not been modified since 1995 and has not not been merged with the collective agreement for the metropolitan sugar sector. Therefore, in addition to its obsolescence, Reunion Islanders cannot benefit from the same rights and access the same training as French sugar employees. So, she asks him what the Government intends to do to merge so that Reunionese employees are under the same collective agreement as mainland sugar employees.
Ms. Nadia Ramassamy draws the attention of the Secretary of State to the Prime Minister, responsible for people with disabilities, to the difficulty of access to care for people with disabilities. 22% of people living with a disability were refused care during the first six months of 2019. Added to this illegal and discriminatory practice for these patients is the insufficient provision of care by relationships to their disabilities, the high level of expenses, the lack of coordination between the medical and social sectors and the unsuitability of the premises. These obstacles can lead to forgoing care and delays in care and consequently to the deterioration of the state of health of these patients living with a disability. Also, she notes that the training of health professionals on the care of people living with a disability is still in its infancy. Finally, France remains one of the rare countries to adopt the same pricing policy on procedures for people living with a disability or those without a disability and the financial needs necessary for the care of people with disabilities are not covered. Therefore, she asks him what the Government intends to do to guarantee inclusive access to care.
Mrs. Nadia Ramassamy draws the attention of the Minister of Solidarity and Health to the unpreparedness of surgeons for attack situations. The resilience of a society to terrorist attacks requires the establishment of a crisis management mechanism and anticipation systems in numerous and diverse sectors, from intelligence to penitentiaries, including national education and health. However, a majority of surgeons declare themselves insufficiently prepared for attack situations. In fact, 60% of practitioners say they are poorly prepared to manage patients in the context of an attack, particularly in traumatology. Early specialization during surgical studies, the infancy of transversal specialized training "surgery in war or disaster situations", the lack of knowledge of practitioners regarding the organization protocols of “blank plan” type and the lack of simulation of activation of this plan for exceptional events with serious health consequences illustrate the lack of preparation of surgeons for attack situations. So, she asks him what the Government plans to do to develop the training and preparation of surgeons for attack situations.
Ms. Nadia Ramassamy questions the Minister of Solidarity and Health about the protection of data contained in the shared medical file. Provided for by the bill relating to the organization and transformation of the health system, the generalization of the shared medical file (DMP) is currently the subject of a vast communication campaign aimed at its promotion. Nevertheless, this project launched fifteen years ago and whose cost is estimated between 600 million and 1.5 billion euros, raises many questions in terms of protection of private data. Indeed, following this generalization, each French person will be able to open their own DMP with or without their attending physician. At first glance, this virtual file combines all the so-called advantages: it allows you to store your health information, which is sensitive data according to the GDPR (General Data Protection Regulation). data), on a single platform, to have easy access to it, to simplify the consultation of medical histories which makes it possible to avoid unnecessary examinations, to gain efficiency and speed in the treatment of medical emergencies and to adapt to medical nomadism. However, the digital centralization of all treatments, all test results, all analyzes and all patient prescriptions is a risk. major for data confidentiality. Indeed, from GAFAM to hackers, this data turns out to be valuable loot, potentially allowing blackmail, filing, invasion of privacy and sale by and to private actors who are not very careful. Didn't Facebook, in the United States, according to the Wall Street Journal, begin in 2017 to contact hospitals with the aim of collecting the anonymized health data of their patients for associate them with social network user accounts in order to offer them personalized health care? In Singapore, did the authorities not reveal, at the end of February 2017, that an American national had disclosed with the complicity of a doctor on the internet the identities and addresses of 14,200 HIV carriers? What will the State do when this DMP is hacked? Has the State provided the human, financial and technical resources sufficient to ANSSI (the National Information Systems Security Agency) to protect this data? What reparations for those whose HIV status has been revealed to their colleagues? And for those who have been refused a loan or who have seen their insurance premiums explode? Is it up to an insurer, albeit a public one, to manage these masses of e-data? Should we, once again, entrust doctors with a new task? administrative at a time when their medical time is reduced? Are the leaks of private data worth the savings measures announced for Health Insurance? Are practitioners' current software compatible with that of the DMP? Thus, she asks him what the Government intends to do to secure health data, an integral part of the private lives of the French.
Mrs Nadia Ramassamy draws the attention of the Minister of the Interior to the increase in attacks against doctors. In fact, for the fourth year in a row, reported verbal and physical attacks have increased. The Physician Safety Observatory notes a 9% increase between 2017 and 2018 in reports of attacks, 70% of which concern a general practitioner. In addition, an estimated 30% of reported attacks are reported. THE general practitioners practicing alone in practice lack information on reporting procedures and in hospitals the figures are reduced to preserve the image of the establishment. In addition, only a third of reports of assault result in a complaint. Finally, if doctors are affected by an increase in violence and attacks against them, this is also the case for other health professionals, as in bear witness to the 8,000 acts of verbal and physical aggression that hit nurses in 2018. Finally, healthcare professionals account for 80% of the verbal and physical attacks recorded in hospitals, and among the 80%, 94% are caregivers and nurses. Thus, she asks what the Government intends to do to generalize alert systems as close as possible to practitioners and health professionals.
Mrs. Nadia Ramassamy questions the Minister of Economy and Finance on the consequences for the Saint-Nazaire shipyards of Italy's integration into the “New Silk Roads” program. Indeed, on Friday March 22, 2019, Chinese President Xi Jinping will sign, during a state visit to Italy, an agreement aimed at integrating certain Italian ports into the New Silk Roads. The port terminals of Genoa, Livorno, La Spezia and Trieste are the main ones affected. However, in the latter, the Italian civil and military shipyard Fincantieri is present and has just developed a joint venture with a Chinese group in the shipbuilding sector based in Shanghai. Also, the Italian state, 70% shareholder of Fincantieri, declared itself ready to sell shares to Chinese investors. But Fincantieri is preparing to buy the Saint-Nazaire shipyards and intends to cooperate more with the French group Naval Group (formerly DCNS) - which manufactures French nuclear submarines and maintains the naval strike group of the Charles de Gaulle aircraft carrier in operational condition. While the European Commission published, on March 12, 2019, a ten-point orientation document on the strategy to follow with regard to China in which it designates it as a “systemic rival”, the passage, in fact, of the Saint-Nazaire shipyards under Chinese capital could have serious strategic consequences in terms of economic interference, on the protection of technological patents of the French defense industry as well as on the employment of the 2,500 employees and 5,200 subcontractors. Thus, she asks him what the Government intends to do to protect the French technologies and jobs in the Saint-Nazaire shipyards.
Mrs Nadia Ramassamy questions the Minister of the Armed Forces on the consequences of the United Kingdom leaving the European Union without an agreement. Indeed, with less than two months to go before the deadline, there is still no certainty about France's future relationship with the United Kingdom. This country with which France has been allied for more than a century is its sixth export client and a strategic partner in the field of defense, both on the capacity plan, both operational and industrial. The army and defense industries cannot move forward in this climate full of uncertainty. On the operational and capacity level, London is currently participating alongside the French army in Operation Barkhane in the Sahelo-Saharan strip against jihadist armed groups, in particular by temporarily making surveillance drones and drones available to the French military. Chinook helicopters. Indispensable support due to the low availability of helicopters and the immense Sahelian theater of operations. Also, the British government is committed to participating in the international effort to establish the G5 Sahel joint force. London and Paris are the only two to share a common strategic culture on the European continent. The Treaty of Lancaster House in 2010, the creation of a joint expeditionary force in 2016 of 5,000 French and British soldiers operational in 2020 and the Griffin Blast exercise are examples of synergy, cooperation and interoperability between the armed forces of the two countries. On the industrial level, if the planned Franco-British projects have been confirmed, no new step should be taken as evidenced by the operational demonstrator project of combat drone (a 2 billion euro project) long awaited by Dassault, Safran and Thales on the French side and by BAE System, Rolls-Royce and Selex ES on the English side. So, she asks him if these cooperation structures will remain in the event of a hard Brexit.
Mrs Nadia Ramassamy questions the Minister, attached to the Minister for Europe and Foreign Affairs, responsible for European affairs, on the measures taken by France in preparing for a withdrawal without agreement of the United Kingdom from the European Union. With less than two months to go before the deadline, there is still no certainty about France's future relationship with the United Kingdom. This country with which France has been allied for more than a hundred years, our sixth customer in terms of exports and one of the rare countries with which we have a positive trade balance, risks making fifty years of agreements and common standards disappear overnight. At a time when Prime Minister Theresa May is calling for a renegotiation of the agreement and seems to be playing for time, French companies are suffering greatly from this uncertainty. So, she asks him what are the measures that the Government has taken or intends to take to prepare for the prospect of a withdrawal without agreement.
Ms. Nadia Ramassamy alerts the Minister of Solidarity and Health to the insufficient provision of care on the island of Reunion. In November 2018, Reunion Island was hit by a unique social crisis in its history. If the “Yellow Vests” movement began, as in France, with the increase in fuel taxes, the unease affecting the island is deeper and has its roots in the economic, social and health situation. from Reunion. The response from the Minister for Overseas Territories, which only repeated the elements provided for in the September 2018 poverty plan, did not take into account the full social extent of the crisis. Reunion Island is hit by a very insufficient supply of healthcare. The equipment rate of health establishments is lower than that of French establishments, but also to those of other overseas territories such as Martinique or Guadeloupe. The issuing institute of the overseas departments has, per 100,000 inhabitants, 583 beds in mainland France compared to 360 in Reunion, a difference of 40%. Added to this deficit in reception capacity is an ever-increasing number of patients due to the aging of the population and the increase in chronic illnesses. The cost of care is also structurally higher than in mainland France due to the costs approach and a lack of staff loyalty but also the precariousness of some of Reunion's citizens (30% unemployment, 40% of residents below the poverty line and 38% of the population who have CMU). Added to this is dock dues, from which the health sector is not exempt. This situation weighs on the level of health of Reunion Islanders and is not without consequences on their level and quality of life. So, she asks him what the Government plans to do to fill the insufficient supply of care in Reunion.
Ms. Nadia Ramassamy questions the Secretary of State to the Minister of the Interior about the exchange of information between prefects and mayors on people reported in police files as radicalized or in the process of radicalization in the territory of their municipalities. Indeed, since November 2018, a circular from the Minister of the Interior allows mayors who wish to be informed of the state of the threat terrorist on the territory of their municipalities. The prefect can inform them if a place of worship, a business or an association poses a problem and if one of their municipal employees is radicalized or in the process of being radicalized. According to the circular, mayors can only have access to information contained in police files with the agreement of the head of investigation concerned and the public prosecutor, for reasons relating to defense secrecy or the secrecy of the investigation, effectively rendering the circular ineffective. As the Minister of the Interior said during his hearing in the Law Committee of the National Assembly and then the Senate on December 3, 2018, the intelligence services must strengthen the reporting of information from the “low end of the spectrum”. Therefore, she asks him what the Government intends to implement to make this circular operational. and thus allow mayors to act as proximity intelligence sensors.
Mrs. Nadia Ramassamy draws the attention of the Minister of the Interior to the exhaustion of the security forces in Reunion. Violence during the night of October 31, 2018, demonstrations and blockades of the "Yellow Vests", fires and thefts on the fringes of the "Yellow Vests" movement, travel of the Minister for Overseas Territories, surveillance and protection of the nerve centers of the Island. Reunion police officers have been on all fronts for months. Multiplication of tasks, accumulation of unpaid overtime, lack of staff, feeling of insecurity among their families; the law enforcement agencies of Reunion Island, like their colleagues in mainland France, have been under pressure and tension for several months already. Thus, she asks him what the Government intends to do to respond to the social crisis which is undermining the Reunionese law enforcement agencies.
Ms. Nadia Ramassamy draws the attention of the Minister of Solidarity and Health to the state of medical personnel. Indeed, a recent study, carried out by the Odoxa institute, the national mutual of hospital workers and the University of Burgundy-Franche-Comté, reveals worrying signals regarding the state of health of nursing staff. According to this study, nearly one in two caregivers has already experienced burnout, 38% of hospital staff have been sick over the last two months, twice as many as the general population and six points more than last year at the same period. Finally, 42% of general practitioners say they are dissatisfied with their working conditions. As a result, doctors have sleep problems. As proof, a quarter report having insomnia every day and the consumption of hypnotics is higher among doctors than average. of the general population. Finally, 55% of general practitioners do not have a regular doctor and more than 15 years after obtaining voluntary duty in community medicine, weekend work still remains the norm. In September 2018, the President of the Republic presented the “Health system transformation strategy” whose objective is, among other things, to improve the working conditions of healthcare workers by reducing their administrative tasks. Therefore, she asks him what concrete measures the Government intends to implement to improve the daily lives of doctors.
Ms. Nadia Ramassamy questions the Minister of Solidarity and Health on the consequences of recognizing the chlordecone scandal. While chlordecone has been a banned pesticide in the United States since the late 1970s, it was not until 1990 that it was banned and in 1993 in the French West Indies. The consequences of its spreading are dramatic: 90% of Guadeloupeans and Martinicans would be contaminated. These rates could explain the world record rate of prostate cancer in these two territories. But it is not only a health tragedy, it is also an ecological disaster. The land has been contaminated for several hundred years and chlordecone is found in fresh water, molluscs and even marine fish. During his trip to Martinique on September 28, 2018, the President of the Republic declared that “the State must take its share of responsibility in the chlordecone environmental scandal”. The recognition of this scandal is a first step forward. However, no concrete measures have been announced, and no measures in the social security financing bill for 2019 were in this direction. Thus, she asks him for the concrete measures that the Government plans to take to help the victims of the chlordecone.
Ms. Nadia Ramassamy draws the attention of the Minister of Solidarity and Health to the legal risks linked to work stoppage by general practitioners. General practitioners are the linchpin of the health system and are on the front line facing the problems of the French. They work in difficult conditions with very restrictive hourly volumes. They also face contradictory injunctions, between legal liability and budgetary constraints. For several years, the Government has been putting pressure on the profession to reduce the number of work stoppages, for budgetary reasons. At the same time, some question their responsibility in the event of non-stop. This is the case in the deadly bus accident in Millas, where the driver took tranquilizers without being stopped by her doctor. THE General practitioners are caught between these two contradictory prescriptions, and have difficulty coping with this situation of legal uncertainty. At a time when the Government is asking general practitioners to carry out more and more missions for the community, it is asking it to clarify the conditions for calling into question their professional liability.
Ms. Nadia Ramassamy draws the attention of the Minister of Territorial Cohesion to the conclusions of the latest report from INSEE and the departmental council of La Réunion regarding poverty in the neighborhoods of La Réunion. Indeed, these neighborhoods were analyzed according to around fifteen social indicators (poverty rate, employment rate, share of social rental stock, share of single-parent families). The study shows that more than half of the island's inhabitants live in precarious neighborhoods, areas mainly inhabited by young people. The latter is particularly hit by unemployment. In fact, 42% of 16-24 year olds in these neighborhoods are unemployed, compared to 35% in the rest of Reunion. This study, which will serve as a working basis for the implementation at the local level of the National Strategy for the Prevention and Fight against Poverty announced by the President of the Republic on September 13, 2018, shows that the renewal of the rental stock and youth employment must be two priority projects. Thus, with regard to these last two points, the abolition of the housing allowance had negative consequences. Also, the MP would like to welcome the choice to include Réunion in the ten pilot regions of the National Strategy for the prevention and fight against poverty. However, the MP recalls that the situation in Reunion is similar to that of all overseas territories. This is why she asks him how the Government intends to follow up on the conclusions reached by this study.
Ms. Nadia Ramassamy questions the Secretary of State, attached to the Prime Minister, responsible for equality between women and men, on the question of psychological monitoring of women victims of violence. A study published in the Journal of American Medical Association, October 3, 2018, shows that women who were victims of harassment had an increased risk of high blood pressure and sleep disorders, while those who had been Victims of at least one sexual assault were at greater risk of depression, anxiety and even sleep disorders than the national average. As the law of August 3, 2018 strengthening the fight against sexual and gender-based violence comes into application, she asks what measures can be taken to psychologically support these women after filing a complaint.
Ms. Nadia Ramassamy questions the Minister of Solidarity and Health on the application of the Health System Transformation Strategy in the overseas territories. Indeed, after months of work by his ministry, the President of the Republic presented, Tuesday, September 18, 2018, the Health System Transformation Strategy. Around fifty measures aimed at initiating a triple transformation have been announced. From a on the other hand, put the patient at the heart of the health system and improve the quality of their care. Then, create interoperability between community medicine, medico-social establishments and hospitals. And on the other hand, correlate the professions and training of health professionals with contemporary societal, demographic and health challenges. The removal of the numerus clausus, the creation of 4,000 medical assistants, the incentive to send 400 general practitioners to priority territories, the development of territorial health communities, the reduction in activity-based pricing (T2A), and the classification of hospitals into three levels are the main measures that have been announced. The budget announced for this transformation of the health system amounts to 3.4 billion euros by 2022. However, if the overseas territories have been mentioned by the Head of State during his speech, these territories suffer from persistent budgetary problems, particularly in hospitals. And, while the Overseas Blue Book includes commitments in the field of health, namely, the creation, among other things, of a specific fund for public health actions with the establishment of a health service for students in the health sector, the development of local medicine with the creation of 100 assistant positions, the extension of digital medicine and the deepening of regional integration. She therefore asks him how the Government intends to implement the Strategy for transforming the health system in the overseas territories.
Mrs. Nadia Ramassamy draws the attention of the Minister of Labor to the fight against the dengue epidemic and the transformation of the single integration contract (CUI) and the employment support contract (CUI-CAE) into a career-employment-skills course (PEC). In August 2017, the Government announced the drop in the number of subsidized contracts partly financed by the State: from 459,000 in 2017, the figure fell to 200,000 for the year 2018. Furthermore, according to Dares (research animation, studies and statistics department) only 60,000 subsidized contracts have been signed to date. Which represents approximately a quarter of the positions budgeted for the year. Obviously, subsidized contracts are under-demanded. Indeed, the new system is more expensive and more restrictive for employers, particularly associations. However, if the CUI-CAE brought back people away from employment and allowed small municipalities to fill their workforce, their elimination today has consequences that go beyond the social question. Thus, more than 6,000 cases of dengue fever have been recorded in Reunion since the start of 2018. The employment-skills course (PEC) has been made available to communities to fight the epidemic (cleaning operations, awareness-raising actions). But this system is insufficiently used and the consequences could be much more serious, at a time when there have already been 139 hospitalizations and 3 deaths for dengue fever. She therefore asks him what measures the Government intends to take to accelerate the PEC.
Ms. Nadia Ramassamy draws the attention of the Minister of State, Minister of Ecological and Inclusive Transition, to the application in the overseas territories of the law relating to the energy transition for green growth, adopted by Parliament on July 22, 2014. This law had, for the overseas territories, the following objective: achieving energy autonomy by 2030, and with an intermediate objective of 50%. of renewable energies by 2020. Recently appointed Minister of Ecological and Inclusive Transition, on Tuesday September 11, 2018, on the proposal of Prime Minister Édouard Philippe by the President of the Republic Emmanuel Macron, it is important that he knows that today, the overseas territories are victims, like the entire planet earth, of the effects of climate change. Hurricane Irma, water pollution by chlordecone or even the invasion of beaches by sargassum algae are reminders of this. At the same time, the overseas territories, which are home to 80% of French biodiversity, potentially embody a laboratory for ecological transition. As evidenced by the development in these territories of the circular economy, sustainable tourism, bioclimatic architecture, photovoltaic and thermal solar energy, biomass, geothermal energy and marine renewable energies. Tomorrow, Mr. Minister, it will be too late to act. This is why she asks what measures the Government intends to take to accelerate the application in the overseas territories of the law relating to the energy transition for green growth.
Mme Nadia Ramassamy attire l'attention de Mme la ministre de la transition écologique sur la pollution plastique en France. Le 10 décembre 2020, l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) a publié un rapport sur le sujet. Produit par centaines de millions de tonnes chaque année dans le monde, le plastique est aujourd'hui omniprésent. La pollution qui en résulte est difficile à quantifier, le plastique se dégradant en microplastiques dans l'environnement. Ces microplastiques constituent une menace pour la biodiversité mais aussi pour la santé humaine : perturbateurs endocriniens, polluants organiques persistants, vecteurs de contaminants. La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire prévoit l'interdiction des plastiques à usage unique au cours des vingt prochaines années. Cependant, comme le pointe le rapport, la réduction de la pollution chimique par les microplastiques ne fait encore l'objet d'aucune stratégie scientifique en France. Aussi, elle lui demande quelles solutions pourraient être apportées afin de lutter contre cette pollution, à court comme à long terme.
Le Gouvernement partage la préoccupation de la députée quant à l'emploi des jeunes. C'est pourquoi il a engagé le 23 juillet 2020 un plan sans précédent finançant des mesures à la fois structurelles et conjoncturelles pour apporter des solutions à tous les jeunes dans leur accès à l'emploi dans un contexte de crise sanitaire et économique. Le plan #1jeune,1solution mobilise 12 milliards d'euros et a été construit dans un esprit de dialogue et de concertation avec les partenaires sociaux. Il mobilise the whole ofs acteurs territoriaux, dont le service public de l'emploi, avec les missions locales et Pôle Emploi. Le triple objectif de cette palette de mesures est de faciliter l'entrée des jeunes dans la vie professionnelle, de simplifier leur accès à des formations ou à des missions d'utilité sociale et d'accompagner ceux qui sont éloignés de l'emploi avec des parcours d'insertion sur mesure. Afin de faciliter l'entrée des jeunes sur le marché du travail, une aide à l'embauche des jeunes de moins de 26 ans a été instaurée dès le mois d'août 2020. D'un montant maximal de 4 000 euros, cette aide concernait toutes les entreprises et associations recrutant des jeunes en contrat à durée indéterminée ou à durée déterminée d'au moins trois mois avec une rémunération inférieure ou égale à deux fois le salaire minimum horaire de croissance. Elle a été conçue comme une aide temporaire d'urgence aimed at soutenir l'emploi des jeunes au sortir de la crise sanitaire. Initialement prévue jusqu'au 31 janvier 2021, elle a été prolongée une première fois jusqu'au 31 mars 2021 puis prolongée à nouveau jusqu'au 31 mai 2021 pour les seules embauches de jeunes dont la rémunération horaire est inférieure à 1,6 fois le SMIC. 1,8 million d'embauches de jeunes de moins de 26 ans en contrat à durée indéterminée ou en contrat à durée déterminée de plus de 3 mois ont été réalisées sur la période d'août 2020 à mai 2021, plus de 520 000 demandes d'aides ont été transmises par les entreprises. Les possibilités d'engagement et de volontariat ont également été renforcées avec une augmentation des missions de service civique et des recrutements dans les TPE et PME de jeunes en volontariat territoriale en entreprise sur les métiers centrés sur la transformation écologique. Le plan #1jeune,1solution a également conforté les dispositifs permettant d'accompagner les jeunes les plus éloignés de l'emploi en construisant 300 000 parcours d'insertion sur mesure. Chacun de ces dispositifs est articulé autour d'un accompagnement du jeune dans sa globalité, prenant en compte tous ses freins à l'emploi. En 2021, la situation des jeunes sur le marché du travail s'est améliorée par rapport à 2020 et à 2019, portée notamment par la progression de l'alternance. En effet, au troisième trimestre 2021, le taux d'emploi des 15-24 ans atteint 32,8 %, soit une augmentation de 4 points par rapport au troisième trimestre 2020, et de 3,1 points par rapport au 3ème trimestre 2019. Afin de poursuivre les avancées du plan #1jeune1solution, le Gouvernement a également entamé une réforme structurelle du droit à l'accompagnement vers l'emploi des jeunes de 16 à 25 ans ou 29 ans pour les personnes reconnues travailleur handicapé, avec la mise en place du contrat d'engagement jeune, voté dans le cadre de la loi de finances pour 2022. Ce contrat, par l'intensité du parcours mis en œuvre par Pôle emploi et les missions locales, vise, depuis le 1er mars 2022, à réduire les risques d'exclusion durable du marché du travail pour les jeunes qui en sont le plus éloignés et est sécurisé financièrement par une allocation pour les jeunes qui en ont besoin.
Mme Nadia Ramassamy alerte M. le ministre des outre-mer sur la situation du secteur du logement social à La Réunion. Depuis maintenant plus d'un mois, le coût des matières premières, et notamment des aciers mais aussi du cuivre ou du béton, a fortement augmenté. Cette hausse des prix se répercute directement sur le prix de construction des logements sociaux à La Réunion, dans un contexte déjà tendu pour le secteur du BTP réunionnais. Les surcoûts liés à la crise sont particulièrement nombreux et ne pourront pas tous être assumés par les entreprises ultramarines constituées principalement de TPE et de PME. De même, les bailleurs sociaux ne pourront prendre en charge ces surcoûts sans provoquer une forte hausse des loyers pour les locataires. Aussi, elle lui demande quelles mesures spécifiques le Gouvernement compte mettre en place afin d'éviter que la hausse du cours des matières premières impacte de manière trop importante le secteur du logement social à La Réunion.
Mme Nadia Ramassamy alerte M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur la situation de la démocratie, des droits de l'Homme, de l'état de droit et des libertés fondamentales à Hong Kong. En effet, avec l'adoption, jeudi 28 mai 2020, par le Parlement de la République populaire de Chine, d'une loi visant à punir « le séparatisme, le terrorisme, la subversion et l'ingérence étrangère » à Hong Kong, le pouvoir chinois ne respecte pas son engagement, signé en 1997 avec le Royaume-Uni de Grande-Bretagne, visant à instaurer « un pays, deux systèmes » vis-à-vis de Hong Kong, et par cette occasion réprime l'îlot démocratique de Hong Kong. Ce coup de force législatif du pouvoir chinois caractérise, une nouvelle fois, la nature du régime et illustre sa volonté d'effacer toute expression démocratique, vingt et un ans après la répression des manifestations pacifiques de Tien An Men. La France et l'Union européenne ne peuvent abandonner Hong Kong, ses citoyens, sa jeunesse et ses idéaux démocratiques. De même, la récente propagande de l'État chinois vis-à-vis des masques de protection, les fausses informations et les critiques systématiques contre la démocratie française par l'ambassade de Chine en France, mais aussi le cyber-espionnage de l'industrie technologique française, le non-respect par Pékin des zones économiques exclusives de ses voisins en mer de Chine, l'acquisition de terres agricoles en France, l'intense pression de Pékin pour que les États européens se dotent de la 5G par l'opérateur chinois Huawei et la volonté hégémonique de la Chine à travers les routes de la soie obligent la France et ses partenaires européens, mais aussi de la zone « indo-pacifique » comme l'Inde et l'Australie, à adopter dans le futur une stratégie ambitieuse et volontaire, afin de ne pas être dépendants des pressions et menaces de l'État chinois. Ainsi, elle lui demande ce que le Gouvernement compte entreprendre pour renforcer la coopération diplomatique, sécuritaire, stratégique et de renseignement avec les partenaires français de la zone « indo-pacifique » afin de lutter contre les ambitions de puissances néo-impérialistes.
Mme Nadia Ramassamy attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès du ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse sur les limites du service civique. En effet, dix ans après sa création, elle constate que les annonces récentes visant à réduire la durée des missions vont nuire à l'efficacité et l'inclusivité du service civique. Depuis dix ans, plus de 430 000 Françaises et Français volontaires se sont engagés auprès de leurs concitoyens à travers le service civique, en réalisant plus de 300 millions d'heures de bénévolat. Les enquêtes montrent que les volontaires sont satisfaits des actions qu'ils ont menées, comme les bénéficiaires, mais aussi les structures accueillantes (collectivités, associations, établissements publics). Ainsi, 97 % des 140 000 volontaires annuels sont satisfaits de cette expérience et 74 % d'entre eux obtiennent un travail ou une formation à l'issue de ce bénévolat. De même, l'investissement de l'État dans le service civique crée un effet d'entrainement sur les financements des autres acteurs. Ainsi, à chaque euro investi par l'État dans ce dispositif correspond 1,62 euro de bénéfices. Or la durée moyenne d'engagement dans le service civique va être réduite à sept mois et l'augmentation de son enveloppe budgétaire a diminué entre 2019 et 2020. Les associations veulent engager des jeunes, de plus en plus volontaires, mais elles ne le peuvent pas. Or les missions ne manquent pas et la réduction de la durée d'engagement fait mécaniquement réduire le nombre de candidats. De même, la nature des missions effectuées par tous ces jeunes demande du temps pour s'intégrer et comprendre les milieux dans lesquels ils effectuent leurs missions. Aussi, la réduction du temps des missions conduira au recrutement de candidats plus expérimentés et diplômés, et ainsi nuira à l'effet inclusif et démocratique du service civique. Ainsi, elle lui demande ce que le Gouvernement compte faire pour continuer à développer un dispositif qui a fait ses preuves.
Mme Nadia Ramassamy attire l'attention de Mme la ministre de la transition écologique et solidaire sur le recul de la rigueur dans l'exploitation des centrales nucléaires françaises. En effet, M. Bernard Doroszczuk, président de l'Autorité de sûreté nucléaire, a récemment listé des remarques inquiétantes quant à l'exploitation des centrales nucléaires françaises, clef de voute de la souveraineté énergétique française. Ainsi, les conséquences de la crise sanitaire que la France traverse à cause de l'épidémie de la covid-19 ont exacerbé des problèmes préexistants. Les arrêts de certaines activités de certaines centrales lors de la crise sanitaire ont montré que, si ces types d'arrêts se prolongeaient, les quantités de combustibles à entreposer auraient été plus importantes ; or la place disponible pour entreposer ces combustibles est déjà limitée. Aussi, il a été constaté des reculs dans le respect des règles de sécurité. En effet, en 2019, trois événements significatifs de niveau 2 (sur l'échelle INES qui en compte 7) ont eu lieu dans des centrales, contre aucun en 2018. De même, elle a constaté que les consignes en cas d'incident (incendies, inondations) n'étaient pas adaptées à la réalité et contenaient parfois des erreurs ou étaient simplement inapplicables. Par la suite, elle remarque que beaucoup d'opérations sont réalisées par des prestataires extérieurs, qui doivent faire l'objet d'une surveillance renforcée d'EDF, qui en est responsable. Enfin, à la suite de la découverte de non-conformité sur une quarantaine de soudures, en avril 2018, il a été demandé une extension des contrôles et cela a conduit à identifier d'autres difficultés. Or aujourd'hui plus d'une centaine de soudures doivent être réparées. Ainsi, elle lui demande ce que le Gouvernement compte entreprendre pour renforcer la sûreté des centrales nucléaires françaises et ainsi, assurer la souveraineté énergétique française et sauvegarder les compétences technologiques dans ce domaine en France.
Mme Nadia Ramassamy attire l'attention de Mme la secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, sur les violences conjugales contre les femmes en situation de handicap. En effet, 34 % des femmes déclarant avoir un problème de santé ou être en situation de handicap ont subi un acte de violence physique ou sexuelle contre 19 % des femmes dites valides. En outre, 90 % des femmes autistes ont été victimes de violences sexuelles, 61 % des femmes en situation de handicap ont été victimes de harcèlement sexuel contre 54 % des femmes dites valides. Alors qu'une partie des travaux du « Grenelle des violences conjugales » a déjà été présentée, la lutte contre les violences conjugales et les féminicides se doit d'être inclusive. Or elle constate d'abord un déficit de connaissances et de statistiques actualisées sur les violences conjugales contre les femmes en situation de handicap. Puis des manquements dans la formation et la sensibilisation des professionnels qui travaillent auprès de femmes en situation de handicap sur ce phénomène. Ensuite, des dispositifs très insuffisants dans l'aide à l'autonomie financière de ces femmes, qui sont globalement plus précaires que les femmes dites valides. Aussi, elle déplore que l'accompagnement de ces femmes est trop souvent assuré par des associations de bénévoles au budget faible et inconstant. Enfin, ces femmes éprouvent elles aussi et plus encore que les femmes dites valides des difficultés dans l'accès aux soins, à la justice et aux logements d'urgence. Dès lors, elle lui demande ce que le Gouvernement envisage de faire pour intégrer les violences conjugales contre les femmes en situation de handicap dans le Grenelle des violences conjugales.
Mme Nadia Ramassamy attire l'attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le danger de certains compléments alimentaires. Une étude de l'Académie nationale de pharmacie, rendue publique jeudi 7 février 2019, présente les dangers de certains compléments alimentaires. En effet, selon cette étude, certains compléments vendus dans les pharmacies, voire que dans les grandes surfaces et sur internet, ne peuvent être consommés parallèlement à des traitements médicaux, comme les anticancéreux. Outre l'efficacité des traitements médicaux obérée, certains compléments relèvent de la contre-indication. Ils sont loin d'être anodins, alors qu'un Français sur cinq déclare en consommer régulièrement avec la conviction que des produits à base de plantes ne peuvent être porteurs de risques. Par ailleurs, les critères réglementaires de mise sur le marché n'étant pas les mêmes entre un médicament et un complément alimentaire, on constate une mise à jour partielle des plantes autorisées dans ces compléments mais aussi un manque de formation des médecins sur les conséquences des interactions entre les médicaments et les compléments. Ainsi, elle lui demande ce que le Gouvernement envisage de faire pour mieux encadrer la vente, pour renforcer la réglementation sur les plantes autorisées et pour davantage sensibiliser les consommateurs.
Mme Nadia Ramassamy interroge Mme la ministre des armées sur le service militaire adapté (SMA). Mercredi 6 février 2019, la Cour des comptes a rendu son rapport annuel. Le service militaire adapté est l'un des sujets analysés. Crée en 1961, à titre expérimental, aux Antilles françaises et en Guyane, puis étendu à La Réunion en 1965 et dans les années 1980 en Polynésie française, à Wallis-et-Futuna, en Nouvelle-Calédonie et à Mayotte, le SMA vise à favoriser l'insertion professionnelle des jeunes ultramarins, en dispensant aux volontaires une formation militaire, civique et morale tout en contribuant à la politique nationale de défense, de protection, de secours et d'aide aux services de l'État. Selon la Cour des comptes, le taux global d'insertion professionnelle des volontaires atteint 75 % et 50 % s'agissant des CDD et des CDI. En outre, 47 % des volontaires du SMA conservaient un emploi durable trois ans après leur SMA, soit 20 points de plus que les non-volontaires de ce dispositif. Preuve du succès de ce dispositif, les effectifs de volontaires ont doublé entre 2009 et 2017. Néanmoins, si un jeune sur six participe actuellement au SMA, la Cour des comptes épingle la sous-participation des femmes et des non-diplômés. Ainsi, elle lui demande ce que le Gouvernement envisage de faire pour encourager le volontariat des femmes et des non-diplômés dans le SMA afin d'élaborer un SMA plus inclusif.